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Retour de flammes pour l’opération Rumsfeld-Gingrich

La rédaction
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Les attaques insensées lancées le 22 avril par l’ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, contre le secrétaire d’Etat Colin Powell, sont une nouvelle tentative de la part du parti de la guerre pour consolider son coup d’Etat sur la politique étrangère de l’administration Bush. Dans son discours prononcé à l’American Enterprise Institute (AEI), Gingrich dénonçait la diplomatie de Powell et appelait à une refonte du département d’Etat, poursuivant la « révolution dans les affaires militaires » mise en oeuvre par Donald Rumsfeld au ministère de la Défense (voir article ci-dessous). Les propos de Gingrich constituent une attaque non seulement contre Powell, mais également contre le président Bush.

Selon Lyndon LaRouche, qui dirige le « contre-coup », la diatribe de Gingrich n’a pu avoir lieu sans l’assentiment du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. C’est un acte de désespoir ; voyant que la situation en Irak, au Moyen-Orient et dans l’économie n’évolue pas comme ils l’ont prévu, les Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz et Perle lancent des actions irréfléchies et incontrôlées. Ils sont dangereux, mais leur fuite en avant est un signe de faiblesse et un contre-coup bien mené peut les renverser.

LaRouche a rappelé qu’en 1998, son organisation avait été à l’origine de la campagne ayant abouti à la démission de Gingrich de la Chambre et, par conséquent, au sabotage de la procédure de destitution lancée contre le président Clinton. L’idée de ressusciter Gingrich pour mener des attaques publiques contre Powell est, selon LaRouche, une erreur grossière à faire vomir les Américains et le reste du monde.

La Maison-Blanche a été forcée de réagir. Un responsable cité dans le New York Times du 24 avril, déclara que l’attaque de Gingrich « a été interprétée à la Maison-Blanche comme une attaque contre le Président, non contre Powell », provoquant la colère générale. D’après nos sources, le conseiller présidentiel Karl Rove aurait fustigé Gingrich, qui s’est isolé depuis, refusant diverses offres de débats télévisés. Le Wall Street Journal a qaulifié Gingrich d’électron libre, dont les « attaques sauvages » contre Powell étaient politiquement stupides. L’Atlanta Journal Constitution, journal du fief de Gingrich en Géorgie, écrivit que si Bush voulait « réaffirmer le contrôle et la discipline interne, il n’aurait pas de meilleur moyen que de forcer Gingrich à démissionner du très controversé Defense Policy Board ».

LaRouche voit dans le rejet de Gingrich par la Maison-Blanche un signe déterminant. Commentant le contexte plus général de cette tentative de coup d’Etat, il fit remarquer que les institutions américaines sont plongées dans le chaos. « Au sommet, la présidence ne fonctionne pas. C’est l’anarchie. (...) on n’aurait jamais dû mettre sur les épaules de George Bush la responsabilité de devenir président. Le système des partis est inopérant. »

Que faire dans ces circonstances ? « Il y a des personnes dans les institutions permanentes, ou étroitement associées à elles, qui comprennent certains problèmes. » C’est surtout le cas des militaires professionnels qui ont compris « la stupidité de la politique militaire de Rumsfeld et compagnie ». D’autres, à l’intérieur du département d’Etat, comprennent également la folie du groupe associé à Rumsfeld. Ces forces patriotiques, avec lesquelles LaRouche collabore, « tentent de sauver les Etats-Unis (...) en discutant de ces problèmes (...) en réfléchissant sur les précédents (...) en recherchant une possible coopération avec l’Europe et d’autres. (...) Nous cherchons une solution. Je pense qu’on peut en trouver une . »

La fuite en avant de Gingrich

L’idéologue néo-conservateur Newt Gingrich a prononcé, le 22 avril, une véritable diatribe devant l’American Enterprise Institute. Il s’agit en fait d’une véritable déclaration de guerre adressée au département d’Etat, appelant pratiquement au limogeage de Colin Powell et à la mise en place de nouvelles structures parallèles dans le ministère. Gingrich a qualifié la politique du département d’Etat d’« échec total », l’accusant d’avoir « sapé » la position ferme du président Bush. Par sa politique « inefficace » et « incohérente », notamment ses compromis au Conseil de sécurité sur la question des inspections, le département d’Etat « a fait le jeu de la France » qui, de son côté, a dirigé une campagne mondiale pour miner la position américaine, rendant plus difficile le renversement de Saddam Hussein. De même, les relations avec la Turquie se sont particulièrement « tendues ».

Gingrich a mentionné trois domaines dans lesquels la politique du département d’Etat est un échec patent : 1. Le voyage prévu de Colin Powell à Damas est, selon lui, absurde. Au contraire, il faudrait saisir l’opportunité offerte par la « victoire » en Irak pour mener de « véritables pressions économiques, diplomatiques et politiques » contre la Syrie. 2. Sa mise en place d’un Quartet pour bâtir la paix entre Israël et la Palestine constitue une « tentative délibérée et systématique de miner la politique du Président. (...) C’est pire que le processus d’inspection des Nations unies - un désastre absolu pour la diplomatie américaine. » 3. Le département d’Etat a envoyé des gens en Irak qui représentent les « pires instincts du Bureau des affaires proche-orientales ». Ces diplomates, d’après lui, ont fait carrière dans un environnement culturel où l’on soutenait les dictateurs, où l’on dorlotait les corrompus et où l’on fermait les yeux sur la police secrète. « Ils s’appuient sur des gouvernements du Moyen-Orient profondément opposés à la démocratie en Irak. Par instinct, ils veulent créer un gouvernement irakien faible qui ne menacerait pas les dictatures voisines de Syrie, d’Iran et d’Arabie saoudite. Ceci est exactement à l’opposé des objectifs déclarés du Président . »

Par conséquent, Gingrich appelle le gouvernement à purger et restructurer le département d’Etat. Il faut, dit-il, citant à l’appui une déclaration de Bush de 1999, « maintenir la paix en redéfinissant la guerre suivant nos conditions ». Il a proposé que le Président dépose une nouvelle loi de réorganisation du Département d’Etat, à l’instar de la réforme imposée au Pentagone en 1986.

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