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Retrait des forces américaines d’Irak : les sénateurs démocrates lâchent Kerry

La rédaction
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Le 22 juin, le Sénat américain a procédé au vote d’une proposition déposée par John Kerry et Russ Feingold prévoyant le retrait progressif - entre janvier et juillet 2007 - des forces de combat américaines d’Irak. Malheureusement, seulement dix démocrates et un indépendant ont soutenu la résolution : Daniel Akaka, Barbara Boxer, Richard Durbin, Tom Harkin, Daniel Inouye, James Jeffords (indépendant), Edward Kennedy, Frank Lautenberg, Patrick Leahy, Robert Menendez et Ron Wyden. Les autres ont capitulé devant les pressions de la Maison Blanche.

Lyndon LaRouche a fustigé « l’incroyable anarchie qui règne dans les rangs démocrates du Sénat et leur mépris de la réalité », qui mettent en péril le fonctionnement même de la nation. Dans une déclaration faite le jour même, le 22 juin, LaRouche a expliqué la couardise du Parti démocrate par le fait que de nombreux dirigeants se sont inclinés devant « Felix Rohatyn et d’autres représentants de l’Internationale synarchiste ». Après avoir rappelé le rôle de Rohatyn dans le démantèlement de l’industrie automobile américaine, LaRouche affirme que le problème reflète en grande partie les sales compromis acceptés en coulisse, par bon nombre de sénateurs.

« De nombreux dirigeants de l’establishment politique actuel semblent me dire : "vous avez peut-être raison, mais c’est précisément pour cela que je vais déserter maintenant." C’est comme si les combattants d’une armée qui se considère déjà comme vaincue s’enfuyaient, désertant en masse, et qu’il ne restait plus aucun commandant pour négocier les conditions de la reddition. Les gradés, les généraux politiques, les commandants de régiment, etc. ont, pour la plupart, déserté le champ de bataille. Les légions abandonnées doivent donc traiter, anarchiquement, tant bien que mal, le chaos qui s’est créé.

« C’est ainsi que se présente le spectacle dégoûtant qu’offrent les cercles du Democratic Leadership Council et leurs compagnons. »

Le sénateur Feingold, de son côté, a fait remarquer le 25 juin à Meet the Press que « la Maison Blanche a terriblement échoué dans la guerre en Irak, mais elle a admirablement réussi à intimider les démocrates ». Il ne comprend pas pourquoi « les consultants à Washington conseillent toujours aux démocrates de ne pas prendre clairement position », alors que la majorité de la population américaine est résolument opposée au maintien des forces américaines en Irak.

Cheney a-t-il menacé les sénateurs démocrates ?

Le rejet de la proposition de John Kerry sur l’Irak porte l’empreinte de Dick Cheney. Dans une interview à CNN peu avant le vote, le vice-Président a catégoriquement dénoncé l’initiative, la qualifiant, en gros, de cadeau aux terroristes. Contre toute vraisemblance, il a prétendu que les Américains faisaient « des progrès significatifs » en Irak et que la proposition démocrate serait « la pire chose que nous puissions faire à ce stade. Ce serait conforter et encourager les terroristes en faisant ce qu’ils veulent que nous fassions. »

Face aux chiffres montrant que les Américains sont majoritairement opposés à la politique gouvernementale et sont convaincus qu’il n’a aucun plan de sortie, Cheney est resté impassible : « Ils ont tort. Nous avons un plan », etc.

Par ailleurs, on l’a interrogé sur son intervention auprès de la Commission judiciaire du Sénat, visant à l’empêcher d’obtenir certains documents d’entreprises de téléphonie participant au programme de mise sur écoutes de la NSA. Au président (républicain) de la Commission, Arlen Specter, qui l’avait accusé d’« ingérence », Cheney répondit : « Je suis le Président du Sénat. (...) Je parle souvent à des collègues du Sénat au sujet des propositions de loi, et c’est ce que j’ai fait là aussi. »

A Washington, les méthodes d’intimidation particulièrement brutales du vice-Président sont bien connues.

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