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Réunion de l’APEC : révolte contre la globalisation libre-échangiste

La rédaction
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Le projet anglo-américain pour faire adopter un nouveau round de libéralisation économique s’est heurté à une forte résistance lors de la conférence de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) au Brunei les 14 et 15 novembre. L’événement était marqué par une division politique nette entre la « bande des cinq » d’un côté (USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande et Singapour) et les pays de l’ASEAN + Trois de l’autre, qui ont insisté sur la souveraineté nationale et le besoin de développement et dont le porte-parole était le premier ministre malaisien Mahathir bin Mohamad. Notons que Vladimir Poutine et son homologue chinois, Jiang Zemin, se sont résolument rangés du côté des derniers.

Dans son discours devant des hommes d’affaires lors de la conférence, Poutine a mentionné le danger d’une « crise financière mondiale », posant la question de savoir « comment empêcher les frissons dans la sphère financière d’ébranler les fondements mêmes de la sécurité au niveau social des nations (...) de façon à ce que les forces productives ne connaissent pas de déclin. » Poutine a dénoncé la division du monde entre le « milliard doré » qui vit dans les pays riches et le reste de l’humanité. Il est temps, selon le Président russe, de « renouveler le dialogue nord-sud et de trouver les moyens de réduire le fossé au niveau du développement ». Jiang Zemin de son côté a parlé des « soucis cachés auxquels est confronté le développement économique, dont par exemple « des marchés de capitaux et de change instables » et les tentatives d’une « poignée de pays » de « profiter de la globalisation économique ».

Mahathir de son côté a prononcé un véritable réquisitoire de la politique du FMI, soutenant une politique de régulation financière et de rétablissement de la souveraineté nationale en matière économique. Dans cette ambiance, même Stanley Roth, le représentant du département d’Etat américain, a dû battre retraite pour reconnaître, lors d’une conférence de presse, que les contrôles de capitaux imposés par la Malaisie avaient bien fonctionné. Formellement, la conférence a approuvé la demande de la « bande des Cinq » pour un nouveau round de négociations commerciales en 2001, mais à condition de se mettre préalablement d’accord sur un agenda - ce qui paraît peu probable. « S’il n’y a pas d’agenda, a commenté Mahathir, il n’y a rien à discuter. » Entre-temps, le groupe anglo-américain essaie de miner la perspective de la coopération ASEAN + Trois en négociant des accords individuels bilatéraux de libre-échange, par exemple entre Singapour et la Nouvelle Zélande, entre Singapour et le Mexique ou les Etats-Unis, etc.

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