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Réunion historique entre dirigeants sud-américains et arabes

La rédaction
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Les 10 et 11 mai, s’est tenue à Brasilia une réunion sans précédent entre trente-quatre pays ibéro-américains et arabes, représentés respectivement par leur chef de gouvernement ou un membre du Cabinet, généralement le ministre des Affaires étrangères. Thème principal des discussions : le renforcement de la coopération Sud-Sud, sur les plans économique (investissements et échanges), énergétique et biotechnologique.

Les Etats-Unis avaient souhaité participer à cette réunion à titre d’« observateurs » et lors de sa visite du 26 et 27 avril dans la capitale brésilienne, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a exprimé les inquiétudes que cette rencontre suscitait à Washington. Toutefois, le gouvernement brésilien a fait savoir que les dirigeants américains pouvaient s’informer auprès des médias, comme tous les autres pays non participants. Ensuite, selon des diplomates arabes en poste à Brasilia, Washington a tenté de dissuader certains chefs d’Etat arabes de s’y rendre.

A son arrivée à Brasilia, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a précisé que, même s’il aurait souhaité une plus grande participation, des sommets de ce type devaient se tenir régulièrement, peut-être même tous les deux ans.

La « Déclaration de Brasilia », publiée à l’issue du sommet, le 11 mai, comprend une section sur la nécessité de « réformer le système financier international » de façon à permettre aux pays en voie de développement de réaliser une croissance économique dans l’égalité sociale. Les signataires appellent à mettre en place de meilleurs instruments pour prévenir et gérer les crises financières, ainsi que de nouveaux mécanismes pour garantir la stabilité de flux financiers, tout en s’inquiétant de la volatilité des marchés financiers. Soulignant l’importance de « ressources financières stables et continues », notamment pour l’infrastructure et pour la lutte contre la pauvreté et la famine, ils proposent que les institutions financières multilatérales classent les dépenses publiques pour des programmes sociaux et l’infrastructure comme des investissements, et non pas dans la rubrique des dettes publiques - sur lesquelles le FMI impose un plafond strict. De plus, les pays de ces deux blocs - qui représentent ensemble plus de 600 millions de personnes - réclament une plus large voix au chapitre pour le secteur en voie de développement en ce qui concerne les décisions des institutions financières multilatérales.

La coopération économique devrait comprendre des projets conjoints au niveau agricole dans les régions arides et semi-arides, notamment la mise sur pied de projets d’irrigation, ainsi que des projets de gestion de l’eau (systèmes sanitaires urbains, distribution plus rationnelle de l’eau, dessalement).

Pour encourager la nouvelle coopération entre ces deux régions, il est prévu que de hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères se rencontrent à nouveau en novembre 2005, et un planning provisoire avec de nouvelles réunions a été adopté : un sommet des ministres des Affaires étrangères en 2007 en Argentine et un deuxième sommet Amérique ibérique-Pays arabes au Maroc en 2008. Des réunions « extraordinaires » des ministres des Affaires étrangères seront organisées en fonction des besoins.

Déjà le 9 mai à Brasilia, un séminaire sur le thème « Construire un nouveau partenariat » avait réuni quelque 800 hommes d’affaires (400 Brésiliens, 200 Arabes et 200 d’autres pays d’Amérique latine). Pendant ce séminaire, on a évoqué la nécessité de palier à l’absence de voies de communication directes entre l’Amérique ibérique et les pays arabes, qui constitue un véritable goulet d’étranglement. Pour l’heure, le fret doit passer par l’Europe, ce qui prolonge considérablement les délais d’acheminement.

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