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Revitaliser le lac Tchad : épreuve de vérité pour la politique française

La rédaction
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21 septembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Pour les pays africains, l’heure est peut-être venue de sortir de l’âge des ténèbres dans lequel les ont plongés les empires coloniaux du passé et l’empire financier d’aujourd’hui. Solidarité & Progrès se bat sans relâche depuis des décennies pour mettre de l’avant la nécessité d’un développement infrastructurel transcontinental comme base à l’augmentation des capacités de production agricole, industrielle et humaine. Le projet Transaqua pour revitaliser le lac Tchad est au cœur de cette politique qui pourrait réunir les pays africains dans une dynamique de coopération mutuelle.

Or, sans un changement de politique aux Etats-Unis et en Europe, ces grands projets ne verront jamais le jour. C’est ce qu’ont compris ceux qui, en Afrique, mettent de l’avant les idées de Jacques Cheminade. Ainsi dernièrement, le journal nigérien La roue de l’histoire, qui avait déjà interviewé M. Cheminade lors du sommet de Copenhague sur la manipulation climatique, revient à la charge en publiant un commentaire sur l’article « Arrêtons le génocide au Sahel » dans lequel Lamine Souleymane précise : « C’est par ces propos graves que Jacques CHEMINADE, citoyen français, président du parti Solidarité & Progrès, candidat à la présidence de la République française aux élections de 2012, a déploré le 16 juillet dernier, l’attentisme de la communauté internationale face à la crise alimentaire qui mine les pays du Sahel, de la manière la plus catastrophique. »

« Sur le plan régional, poursuit l’article, M. Jacques CHEMINADE défend depuis longtemps "un plan visant à revitaliser le lac Tchad pour créer un poumon d’eau au cœur de l’Afrique". (…) CHEMINADE propose encore que "la France, par delà l’urgence de la situation immédiate, proclame que la remise en eau et l’aménagement du lac Tchad devienne l’un des principaux objectifs communs de l’humanité". Notons que le parti, Solidarité et Progrès, soutient un plan de développement et de désenclavement pour toute l’Afrique, notamment par l’application du programme Transaqua pour le Sahel pour combattre la désertification et faire de cette région du monde une source de cultures vivrières, et non de cultures spéculatives pour l’exportation. »

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A noter également l’opposition flagrante avec les politiques actuelles de notre gouvernement. Sur la même page, un article sur Nicolas Sarkozy commence par cette question : « La bande nord-sahélienne va-t-elle devenir un territoire sous contrôle de l’armée française ? » Suite à l’assassinat de Michel Germaneau, l’otage français de 78 ans exécuté récemment par l’Armée d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), et face à l’incapacité des gouvernements locaux de protéger les ressortissants français, la France affiche son intention d’intervenir via un dispositif militaire dans la région. Lors d’une tournée au Mali, en Mauritanie et au Niger, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, aurait fait savoir que de vieux accords militaires qui liaient la France aux pays de la région pourraient être réactivés pour mener la guerre à l’AQMI. Alors la France : dictature militaire ou partenaire du développement ? C’est ce à quoi doivent répondre les Français dans la campagne présidentielle en cours.

Sur le lac Tchad, une conférence fin octobre pourrait relancer le projet Transaqua, menacé ces derniers mois par l’endettement de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), dont font partie les six principaux pays concernés par ce projet : Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun, Centrafrique et Libye. C’est dans ce contexte que le blog tchadien du Nouvel Essor a publié dans son intégralité notre article sur le projet Transaqua. Au cours d’une visite au Cameroun, M. Terap, ministre tchadien de l’Environnement et des Ressources halieutiques, a annoncé l’organisation fin octobre à N’djamena d’un forum sur le développement durable de ce lac qui, directement ou indirectement, fait vivre 30 millions de personnes, mais se réduit aujourd’hui à une superficie de 2500 km2 contre 25 000 km2 en 1964, soit un taux d’assèchement de 90 %. M. Terap a annoncé que la CBLT avait réussi à mobiliser 6 millions de dollars US pour ce grand projet. « Il y a quelques mois, nous avions environ 6 milliards de francs CFA (environ 10 millions de dollars) d’arriérés. Mais depuis le mois de mai, les pays membres ont fait un effort assez important, parce qu’ils ont pratiquement diminué de moitié ces arriérés », a révélé le responsable de la communication, Alex Blériot Momha.

Enfin, c’est le site internet tchadonline qui a récemment publié notre article contre Desertec. C’est donc au cours de la crise de civilisation que nous traversons que s’élèvent au loin des voix portant en elles l’espoir pour des millions de vies humaines. Il nous faut les entendre, et nous en faire l’écho. Un proverbe africain dit que « lorsque l’argent parle, la vérité se tait », il est temps d’inverser le cours de l’histoire, en commençant par inverser ce proverbe.


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