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Richard Labevière chassé de RFI !

Les voix de la France libre bâillonnées
La rédaction
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Paris, le 23 août (Nouvelle Solidarité)—Vous rappelez-vous de ces éditos, particulièrement libres, que l’on entendait sur RFI, à 6H45 du matin ? Ces éditos où l’on dénonçait tout de go, sans nuances, comme il faut, la politique de guerre des néo-conservateurs américains et des ultra israëliens au Proche Orient ? Ces éditos qui de bon matin nous mettaient de bonne humeur : « Tiens, tu ne va pas me croire, tu sais ce que j’ai entendu sur RFI ? » On avait l’impression d’entendre, pour une fois, un brin de vérité dans les médias. Ces éditos, ils remontent à loin, mais on s’en rappelle encore. C’était vers 2004 ou 2005 !

L’éditorialiste, c’était Richard Labevière, rédacteur en chef de Radio France Internationale, qui vient d’être mis au pas par Alain de Pouzilhac et Christine Okrent Kouchner, les responsables de la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui rassemble désormais RFI, TV 5 Monde et France 24. Petit rappel au moment où la guerre couve encore entre la Géorgie et la Russie : Christine Okrent est l’une des fondatrices du European Council on Foreign Relations, un think-tank crée à l’initiative du même George Soros qui contrôle la Géorgie et a lancé Saakachvili contre la Russie en Ossetie du Sud.

Censée être la voix de la France à l’étranger, AEF n’est pas, de toute évidence, la voix de la France libre. C’est la raison pour laquelle nous invitons tous nos lecteurs, à consulter la vidéo (ou le texte complet de son intervention) où Richard Labevière dénonce ceux qui ont obtenu son départ de la Radio et leurs motivations, et à signer la pétition en sa faveur. La bataille n’est pas finie, un préavis de grève a été lancé par les syndicats de RFI pour la rentrée, et un référé prudhommal aura lieu le 22 septembre prochain.

Ecoutez Labevière

Signez la pétition

www.ipetitions.com/petition/Labeviere2008

Richard Labevière dénonce l’Orwellisation de la presse française

Q : Richard Labevière, vous avez été licencié de radio France internationale, quelles sont les raisons officielles invoquées par la direction de cette radio pour justifier ce licenciement ?

RL : Effectivement, j’ai été licencié par la direction de RFI le 12 aout 2008 pour avoir réalisé une interview du président syrien Bachar el Assad
à Damas le 8 juillet dernier, pour RFI et TV 5 monde, filiales de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), faisant partie de la même entité. Dans n’importe quelle entreprise ou media cette interview aurait été saluée comme une réussite alors que là paradoxalement de manière assez incompréhensible du reste elle se transforme en sanction pour faute grave sur un dossier totalement vide qui a vu se succéder de fautes de procédures, de violations du droit du travail et de la convention collective pour essayer de faussement justifier ce licenciement

Q : Quelles sont, selon vous, les vrais raisons, les raisons réelles et profondes de votre licenciement ?

RL : Face à un dossier vide, face à cette machination aussi ubuesque sinon kafkaïenne, on ne peut que se poser des questions.

On peut faire trois remarques : la première est que cette péripétie s’inscrit dans une suite de harcèlement professionnel que la direction de RFI exerce a mon encontre depuis environs 4 ans. Je rappelle que j’ai été relevé de l’éditorial international en 2005 à la demande de l’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili, qui a demandé ma tête à la direction de RFI qui le lui a accordé sans que personne ne proteste et surtout pas les tutelles, à savoir, le Ministère français des affaires étrangères.

Ensuite, j’ai été l’objet de plusieurs menaces verbales et physiques puisque j’ai du déposer une plainte pour harcèlement professionnel et menaces de mort sur mon lieu de travail après avoir reçu un certain nombre de menaces émanant vraisemblablement du Betar avec des complicités internes à RFI. Tout cela s’inscrit dans un climat qui sert a intimider les journalistes qui sortent du discours officiel pro israélien que RFI cherche à imposer sur tout ce qui concerne dans les journaux et magazines le traitement concernant l’écrit du proche et moyen orient.

La deuxième remarque qu’on peut faire est que cette mise au pas éditoriale et rédactionnelle intervient au moment où Mme Ockrent Kouchner et M Alain Pouzhillac prennent la direction de l’audiovisuel extérieur de la France c’est-à-dire de RFI, de Tele V Monde et de France 24, voulant reprendre en main aussi un contenu éditorial dans la bonne doxa américano israélienne dès qu’il est question du Proche Orient.

Enfin, la troisième raison s’inscrit de manière plus large dans une mise au pas non seulement de médias publics et mais de l’ensemble la presse française pour imposer effectivement une lecture néo conservatrice, américano-israélienne sur ces mêmes crises proche orientales. Aujourd’hui le fait d’avoir une lecture différente qu’on peut qualifier de pro palestinienne sinon de pro arabe est considérée comme une espèce de déviation sinon un crime justifiant toutes les mises à mort professionnelles, les plus virtuelles comme les plus opérationnelles. Aujourd’hui le fait d’avoir une lecture qui ne corresponde pas à la doxa pro américaine et pro israélienne de ces conflits est considérée comme un délit d’opinion et un crime professionnel.

Q : Nous pouvons donc considérer qu’un clan, un lobby pro américain et pro israélien, cherche à imposer un discours unique dans l’espace médiatique en France et exerce un véritable terrorisme intellectuel contre tout point de vue critique de la politique américaine et israélienne.

RL : Ce qui est en jeu certainement dans cette affaire qui n’est pas une affaire strictement personnelle mais, au contraire, symptomatique et emblématique de ce que j’appelle une Orwellisation de la presse française, presse publique et privée, qui veut imposer une pensée unique sur la lecture des relations et de crises internationales et tout particulièrement sur les crises du Proche et du Moyen Orient allant dans le sens de cette pensée unique unidimensionnelle farouchement et radicalement pro-américaine et pro israélienne ne laissant plus aucune place à toute autre interprétation ou lecture. J’en veux pour preuve que le pluralisme des invités amenés à s’exprimer sur cette question sur les antennes RFI s’est considérablement réduit, qu’une série de consultants (…) ont été proprement virés aussi de l’antenne comme votre serviteur. Je crois que s’installe non seulement à RFI mais dans l’audiovisuel extérieur un diktat, une pensée unique, une Orwellisation, je répète le terme, du travail éditorial et journalistique aui amène tous les journalistes qui sortent des clous a être criminalisés et à être considérés comme des déviants et des dangereux terroristes et dialectiquement je crois que là on assiste à une imposition d’un terrorisme intellectuel tous azimuts puisque c’est au pluralisme même de ce qui faisait honneur de la presse française qu’on s’attaque désormais.

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