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Risque systémique dans toute l’Amérique du Sud

La rédaction
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L’impact de la crise économique et financière argentine, qui ne cesse de s’aggraver, est en passe de déclencher une réaction en chaîne systémique en Amérique ibérique. Le danger le plus immédiat est celui d’une explosion financière au Brésil. Depuis le début de l’année, le real est en chute. La prime de risque-pays a augmenté de 200 points de base cette année, se rapprochant ainsi de la dette des Etats-Unis, qui s’élève à 900 points de base. Ces deux facteurs sont des détonateurs potentiels de la bombe de la dette brésilienne.

Dans une interview au journal argentin Clarin du 30 mai, deux économistes, Paulo Nogueira de la Fondation Getulio Vargas au Brésil, et Martin Grandes, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris, mettent en garde contre une « explosion de la dette brésilienne ». Si la prime de risque brésilienne atteint 1000 points ou plus, le fardeau de sa dette extérieure gigantesque deviendra « insupportable ». L’EIR estime que la dette extérieure brésilienne, publique et privée, s’élève à 400 milliards de dollars. Martin Grandes note des similitudes entre le Brésil d’aujourd’hui et l’Argentine d’avant le krach de décembre 2001 : un lourd fardeau de la dette publique indexée sur le dollar, des taux d’intérêt à court terme élevés, la détérioration de l’équilibre budgétaire et un service de la dette de 26 milliards de dollars arrivant à échéance cette année. L’économiste français craint qu’un effondrement brésilien ne provoque une « contagion systémique ». Selon un analyste financier de la City, affirmer que la contagion argentine a été endiguée est une vue de l’esprit. L’onde de choc pourrait frapper non seulement le Brésil, mais aussi l’Uruguay et le Mexique - ainsi que l’Espagne.

Les répercussions de l’effondrement argentin sur l’économie réelle du Brésil sont encore plus dramatiques. L’industrie brésilienne, elle-même la plus grande importatrice de produits argentins, a vu chuter de 70 % ses ventes de produits industriels en Argentine. En conséquence, la production industrielle brésilienne a chuté de 3,91 % au premier trimestre 2002. Le chômage dans la région métropolitaine de Sao Paulo a atteint le record de 20,4 % en avril.

Face à cette situation, le président brésilien Henrique Cardoso a appelé à une intégration économique sud-américaine basée sur des projets communs de développement infrastructurel dans les domaines de l’énergie, des télécommunications et des transports. Cardoso a déclaré devant des hommes d’affaires et des représentants gouvernementaux de douze pays ibéro-américains que la meilleure façon de répondre aux « incertitudes » de la situation mondiale était « d’intensifier les relations dans notre propre région et [de mener] des actions concrètes ».

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