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Robert Cooper et l’« impérialisme libéral »

La rédaction
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Nous avons parlé, la semaine dernière, du grand propagandiste outre-Manche de l’« impérialisme libéral », Robert Cooper, qui occupe un poste stratégique important dans la structure de l’Union européenne. En effet, depuis mai 2002, il est directeur général des Affaires externes et politico-militaires du Conseil de l’UE et proche conseiller du porte-parole de la politique étrangère de l’Union, Javier Solana. Avant d’accéder à ces postes, il avait été diplomate et conseiller en politique étrangère du cabinet de Tony Blair.

En octobre 2001, Cooper avait gagné une certaine notoriété internationale en catalysant, en Grande-Bretagne et au-delà, une campagne pour un « nouvel impérialisme ». Dans le mensuel britannique très en vue, Prospect, il avait signé un article intitulé « Le prochain empire », dans lequel il estimait que « toutes les conditions semblent avoir été réunies pour un nouvel impérialisme ». Enumérant les différents empires depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui, il affirmait que « ceci suggère que l’histoire du monde est une histoire d’empires. (...) La non existence d’empire (...) est sans précédent dans l’histoire. La question est de savoir si cela peut continuer. Il existe des raisons théoriques et pratiques pour penser que non. » Louant le Fonds monétaire international qui représente le cœur de « l’impérialisme de la globalisation », il conclut son article en recommandant que l’UE évolue vers une nouvelle structure d’« empire coopératif » qui « ressemblerait à Rome ».

Le 7 avril 2002, Cooper a repris en grande partie les mêmes thèmes, dans un article intitulé « Le nouvel impérialisme libéral », paru dans l’Observer de Londres. Là, il salua le retour aux modes de structure néo-coloniaux et impériaux du XIXème siècle. Un mois plus tard, il accédait à ses nouvelles fonctions au sein de l’Union européenne. Ceci reflète non seulement une stratégie impérialiste britannique pour le continent européen, mais aussi l’influence dans l’UE de réseaux synarchistes supranationaux, associés à des groupes comme le Bilderberg.

Il est de la plus haute importance que Robert Cooper soit instamment démis de ses fonctions dans la bureaucratie de l’UE, ne serait-ce que parce que ses propos néo-impérialistes sont en contradiction flagrante avec le préambule de la Constitution que les chefs de gouvernement de l’UE viennent d’adopter à Bruxelles le 19 juin. Ce préambule affirme en effet que l’Europe défend « les valeurs universelles que constituent les droits inaliénables de la personne humaine, ainsi que la démocratie, la liberté, l’égalité et l’Etat de droit ». L’Europe s’engage à « avancer sur la voie de la civilisation, du progrès et de la prospérité pour le bien de tous ses habitants, y compris les plus fragiles et les plus démunis ». L’Union européenne doit « œuvrer pour la paix, la justice et la solidarité dans le monde ».

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