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Robert Reich : « Il faut ressusciter Glass-Steagall »

La rédaction
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22 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – C’est en ces termes que l’ancien secrétaire au Travail de l’administration Clinton, l’économiste Robert Reich, a répondu à la « Wall Street reform » de Barack Obama. Pourtant membre de son équipe économique après son élection, Robert Reich qualifie la réforme Obama de trop « modeste ». Dans un billet du 20 avril repris sur de nombreux blogs et sites américains (Huffington Post, Christian Science Monitor, etc.), il donne les trois mesures qui permettraient vraiment de démanteler la mafia financière de Wall Street. Si Reich ne réitère pas l’appel de Lyndon LaRouche à une mise en faillite organisées des banques (condition même d’un Glass-Steagall), qu’il avait pourtant défendue après l’effondrement de Lehman Brothers, ses trois propositions restent néanmoins nécessaires.

« Le véritable scandale ne vient pas des actes illégaux de Wall Street », dit-il en référence à l’affaire SEC vs Goldman Sachs qui fait la une des journaux depuis une semaine, « mais des initiatives légales qui ont rapporté à Wall Street un pactole tout en nous coulant nous autres ». S’il se réjouit tout de même que l’autorité américaine des marchés (SEC) ait enfin montré une volonté de faire appliquer la loi en engageant cette procédure contre la principale banque d’affaire américaine dont la réputation criminelle n’est plus à faire, il écrit qu’il est surtout plus urgent « de rendre illégaux les fourvoiements aujourd’hui légalisés ». « Malgré le battage » sur la réforme Dodd/Obama, explique-t-il, il faut reconnaître que ce n’est qu’une « modeste étape » par rapport aux trois points fondamentaux qui permettraient de mettre Wall Street sous contrôle.

Robert Reich appelle donc à « ressusciter dans son entièreté la loi Glass-Steagall afin que les banques de dépôt soient séparées des banques d’affaires. (…) Les banques de dépôts devraient recevoir les dépôts et prêter de l’argent. Les banques d’affaires devraient être limitées au casino que l’on appelle la bourse et à aider les entreprises (…) Rien de bon ne peut naître du mélange des deux. C’est ce que nous avions retenu du krach de 1929 mais que nous avons oublié en 1999 lorsque le Congrès a permis aux supermarchés de la finance de faire les deux ». En effet, la loi Glass-Steagall promulguée par Franklin Roosevelt dès son arrivée au pouvoir en 1933, a été abrogée en 1999 sous la houlette du secrétaire au Trésor Larry Summers, aujourd’hui conseiller économique en chef d’Obama.

Reich propose ensuite de « limiter la taille des grandes banques à 100 milliards de dollars d’actifs détenus », reprochant au projet de loi actuel de n’instituer aucune limite, alors qu’Obama s’y était engagé en janvier.

Il reproche ensuite à la loi Dodd/Obama de laisser la voie libre aux produits dérivés, et propose une règlementation totale de ces marchés où tout pari par effet de levier (parier sans avoir les sommes impliquées) serait prohibé.

« Wall Street ne veut pas de ces trois réformes majeures car elles détruiraient ses profits ; Wall Street recourt à son incroyable influence de lobbying auprès des deux partis pour empêcher ces réformes de faire surface. Il est temps que Main Street se fasse entendre », conclut-il.

Notons que le sénateur Dodd et la Maison Blanche, pour protéger Wall Street, ont enterré l’amendement de la démocrate Blanche Lincoln qui veut que toutes les banques bénéficiant de la protection fédérale se voient interdire l’émission de produits dérivés.


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