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Robert Rubin met en garde contre de futures « perturbations financières »

La rédaction
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Au cours d’un discours devant la London School of Economics, le 2 février, l’ancien ministre des Finances de Bill Clinton, Robert Rubin, a dénoncé l’engouement pour la « nouvelle économie », tout en mettant en garde contre les « risques sérieux et durables » qui menacent l’économie mondiale au cours du nouveau siècle. Il a notamment attaqué le point de vue très à la mode, mais illusoire, selon lequel un nouveau paradigme économique assurerait une prospérité sans fin et ininterrompue ; ainsi que la menace de la libéralisation du commerce à venir, « la persistance de grandes inégalités économiques, et enfin, le maintien des conditions qui ont entraîné les récentes perturbations financières ».

Rubin affirme que, depuis que le krach de 1987 a été « surmonté » et depuis la crise financière de 1997-98 en Asie, les acteurs du marché tendent à s’opposer à « ce qu’il est nécessaire de faire pour réduire la probabilité d’ennuis futurs. A chaque crise que l’on évite, à chaque faillite à laquelle on échappe de justesse, la certitude que les choses vont toujours s’arranger semble croître et, avec elle augmente la probabilité de mauvaises décisions dans les secteurs public et privé. Et le risque existe pour qu’à un certain point, les excès deviennent simplement trop grands et que des conséquences inévitables s’ensuivent. »

Rubin reconnaît que l’économie américaine subit aujourd’hui une transformation, comme il y en a eu d’autres dans le passé. Mais certains « y voient un nouveau paradigme qui rend superflues les préoccupations traditionnelles concernant les mauvaises conjonctures, les risques et les politiques saines. Ils ne veulent pas voir qu’il n’y a aucunes garanties, qu’il y a des risques réels et que beaucoup de choses dépendent du fait que les entreprises et le gouvernement acceptent de saisir les occasions et d’assumer les risques. Je suis en profond désaccord avec cette conception. Cette conception de l’économie est contraire à toute l’histoire humaine par rapport aux marchés et à l’économie, ce qui devrait nous inciter à être prudents. Bien sûr, les nouvelles technologies sont d’une grande importance pour notre économie. Mais ce ne sont pas les premières nouvelles technologies ayant un grand impact économique. Le téléphone, l’automobile, la maîtrise de l’électricité, les chemins de fer, la production de masse et la médecine moderne ont transformé les périodes qui les ont vu naître. Mais aucune d’entre elles, prises séparément ou ensemble, n’ont produit de prospérité à sens unique. »

Selon Robert Rubin, tous les marchés ont « tendance à se laisser porter à des excès en surestimant le côté positif et en sous-estimant le risque quand l’époque est favorable ». A cet égard, Rubin a rappelé au bon souvenir de l’auditoire, un certain Irving Fisher, « professeur distingué d’économie de Yale » qui avait proclamé en 1928 : « Nous avons atteint le plateau de la prospérité permanente ». Lorsque Rubin est retourné à New York après avoir démissionné du gouvernement, il a été « frappé » de constater à quel point on croyait, à tous les niveaux de la vie financière, que « tout irait bien et que toute interruption de ce processus serait temporaire et, au pire, douce » ; que la Réserve fédérale devrait résoudre rapidement les problèmes et se concentrer sur les promesses du long-terme. Selon Rubin, on traite d’incidents de parcours des problèmes réels comme les déficits commerciaux records, la contraction des marchés du travail, le niveau excessivement faible de l’épargne personnelle et la surévaluation des actions, au lieu de voir qu’ils représentent « des excès et des déséquilibres possibles - pas certains, mais possibles - pouvant constituer des risques réels pour notre prospérité économique.

« A cet égard, poursuivit Rubin, on semble se préoccuper très peu du fait qu’au cours des cinq dernières années, les marchés financiers modernes, qui ont créé tant de bénéfices, ont aussi créé une crise financière mondiale, la crise de 1997-98 - et menacé d’en créer une autre - après l’effondrement du peso mexicain en 1995. Ayant vécu ces crises, et ayant été profondément impliqué dans la réponse de la communauté internationale, je peux affirmer qu’elles ont constitué un danger réel pour la stabilité de l’économie mondiale. Je n’oublierai jamais les moments de la crise mexicaine, au cours desquels la possibilité de défaillance était très réelle. Ou encore la dernière semaine de décembre 1997, quand la Corée avait moins de cinq milliards de dollars de réserves et les perdait à un rythme d’un milliard de dollars par jour, et qu’un commentateur respecté écrivait que la cessation de paiement était inévitable. »

Rubin avertit qu’il fallait se préparer à « d’autres perturbations au cours des années à venir ».

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