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Rocard pour un Nouveau Bretton Woods, Balladur pour un empire transatlantique

La rédaction
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5 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le Figaro du 5 mai publie une interview avec deux anciens Premiers ministres français, Michel Rocard et Edouard Balladur, à l’occasion du premier anniversaire d’une présidence Sarkozy prise au piège par la crise financière internationale.

Sur un certain nombre de sujets les deux hommes ne sont pas totalement éloignés, bien que Michel Rocard aille beaucoup plus loin dans sa critique du libéralisme débridé qui règne depuis une vingtaine d’années ainsi que dans ses propositions. A la question : la crise de sub-primes est-elle derrière nous ou pas ? Edouard Balladur se contente d’un sceptique « Qui le sait ? », alors que Michel Rocard saisit l’occasion pour souligner que la crise « va plus loin qu’on ne croit, car derrière les excès de la pyramide de crédit et un certain nombre de difficultés, il y a une doctrine signée Milton Friedman qui est celle de l’optimalité des marchés » qui prétend que toute tentative de corriger le marché parce qu’il est « socialement ou écologiquement non satisfaisant, aboutit à des perturbations qui font plus de perdants que des gagnants ». Edouard Balladur n’est pas, il le dit lui-même dans l’interview, un de ceux qui pensent « que l’apologie inconditionnelle d’un marché sans règles (est) le fondement du libéralisme », mais Michel Rocard va plus loin en soulignant « qu’on a détruit le système monétaire international il y a bientôt quarante ans », et « comme on est incapable de le reconstruire, on fait l’apologie du désordre que constituent le flottement généralisé des monnaies et l’explosion de la création de crédit qui est l’une des causes majeures de la spéculation et des déséquilibres financiers et donc économiques. »

Tous deux sont favorables au rétablissement des régulations, mais là où Michel Rocard affirme que pour les sociaux-démocrates, le rôle de l’arbitre et du régulateur ne peut être « dévolu qu’à l’Etat », Edouard Balladur propose que les Etats-Unis et l’Europe créent une Union Occidentale, un genre d’empire transatlantique supranational à deux têtes — où les deux alliés se trouveraient sur un pied d’égalité et se consulteraient sur tous les sujets clés. Cette idée, promue par les intérêts financiers de la City de Londres, irait très loin. « Ne serai-t-il pas normal qu’il y ait entre le président des Etats-Unis, assisté du secrétaire au Trésor et du président de la banque centrale américaine, une réunion régulière, tous les trois mois, avec le président de l’Union européenne, assisté des responsables de la zone euro et de la BCE ? Ceci pour débattre, par exemple, des relations entre l’euro et le dollar, ou de l’adoption des règles communes en matière financière et bancaire ».

Michel Rocard pense aussi, à juste titre, que la finance mondialisée a besoin des changements au niveau international. Mais en émettant « le vœu que la France prépare, convoque, une vaste conférence financière mondiale que l’on pourrait appeler Bretton Woods II », il se positionne, non pas avec les vieilles lunes de l’oligarchie synarchiste anglo-américaine, mais plutôt dans la tradition républicaine du New Deal de Roosevelt pour sortir de la crise.

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