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Rohatyn : « Pourquoi je vote Kerry »

La rédaction
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Dans le Wall Street Journal du 20 juillet, l’ancien directeur de Lazard Frères, Felix Rohatyn, annonce son soutien à John Kerry. Pour traduire en clair son point de vue, on peut dire que Rohatyn estime que le candidat démocrate serait préférable au président sortant pour appliquer les politiques fascistes des financiers. Il estime que le président George W. BUSH a échoué sur tous les fronts, creusant le déficit budgétaire, prenant l’argent des pauvres pour le donner aux riches, déclarant la guerre à l’Irak sans l’appui des alliés de l’Amérique, s’aliénant ainsi l’Europe, etc. Il ajoute que le « niveau satisfaisant de croissance » est dû à « un dollar en baisse et aux déficits », et qu’il n’est pas soutenable. Même Warren Buffett spécule contre le dollar, note-t-il.

Il pense que Kerry appliquera une austérité économique et énergétique : il « reconnaît qu’il est dangereux pour les Etats-Unis de trop dépendre d’autres pays pour nos besoins énergétiques et de capitaux étrangers pour servir une dette extérieure qui monte en flèche ». Quant à l’Irak, Kerry continuera avec les Nations unies - ce que Bush a « dû finalement se résoudre à faire ». Rohatyn reproche à la France et à l’Allemagne leur refus d’aider les Américains en Irak, mais il pense que Kerry saura les mettre de son côté. Tout comme Kennedy obtint le soutien de de Gaulle pendant la crise des missiles de Cuba, et que Reagan put compter sur l’appui de Schmidt et de Mitterrand en 1981 pour le déploiement de missiles en Europe, Kerry gagnera les Européens à sa cause.

Plus important encore pour Rohatyn : « Kerry a l’intention d’adopter une approche bi-partisane dans sa politique, comme en témoigne sa relation avec John MCCAIN ». Il dirigera, avec Edwards, une « coopération bipartisane sur des initiatives à long terme, à commencer par notre budget ». Rappelons que Felix Rohatyn a récemment proposé sa propre version d’un « nouveau Bretton Woods », destinée à torpiller celle de Lyndon LaRouche.

De même, pour tenter de coopter le débat lancé par le mouvement larouchiste, l’ancien directeur de Lazard Frères mentionne Franklin RoosevelT, dont le GI Bill of Rights (une loi de 1944 accordant une aide importante à l’éducation et à la formation professionnelle pour les soldats américains), « provoqua la plus forte hausse de création de capital intellectuel dans notre histoire », assurant aux Etats-Unis « la supériorité économique dans la deuxième moitié du siècle ».

Pourtant, le soutien de Rohatyn à Kerry rappelle plutôt les propositions des adversaires démocrates de Roosevelt en 1932, notamment le président du Comité national démocrate Jon Rakob et le spéculateur Bernard Baruch. En effet, en cette année électorale, la faction de Rakob critiquait le président Hoover pour son excès de dépenses ! Lorsque Roosevelt fut élu, Rakob et Baruch, qui avaient quitté la Convention démocrate en claquant la porte à l’annonce de sa nomination, tentèrent de le pousser à conclure un pacte avec le Président sortant. Or dans son dernier message sur l’état de l’Union de décembre 1932, Hoover avait déclaré que le gouvernement fédéral ne devait pas participer à la vie économique et sociale, mais « contribuer à la reprise par la réduction constante de toutes les dépenses gouvernementales, qu’elles soient nationales, d’Etat ou locales ».

A la veille de l’inauguration de Roosevelt, Baruch, qui avait joué un rôle important dans le tristement célèbre traité de Versailles de 1919, donna le conseil suivant : « Avec la monotonie et la persévérance de Caton l’ancien, nous devrions adopter pour thème invariable de tous nos discours, celui-ci : équilibres budgétaires, coupes dans les dépenses publiques - tout comme on coupe dans les rations lorsqu’on est assiégé. Impôts - des impôts pour tous et sur tout . »

Ironiquement, le 10 mars 1933, au lendemain de l’adoption de la loi bancaire d’urgence, le président Roosevelt sollicita auprès du Congrès des pouvoirs spéciaux pour pouvoir mener sa politique fiscale. Lorsque les élus votèrent ces mesures d’urgence qui autorisaient la réduction des dépenses publiques, Roosevelt commença par réorganiser son gouvernement de façon à le libérer des synarchistes, afin de rebâtir l’économie physique de la nation.

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