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Rohatyn, Shultz et les « armées privées »

La rédaction
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Le 9 octobre 2004, sous les auspices du Princeton Project on National Security, le Rohatyn Center for International Affairs et le Woodrow Wilson School of Public and International Affairs de Princeton ont co-parrainé une conférence sur le thème, « La privatisation de la sécurité nationale » au Middlebury College du Vermont. Une bonne dizaine d’universitaires, d’anciens membres du gouvernement et d’officiers à la retraite s’y trouvaient réunis en vue de préparer l’extension de la privatisation des activités militaires au profit de différentes PMC (private military companies). Ils ont pu entendre, entre autres, Felix Rohatyn, qui était également co-organisateur de l’événement.

Le rapport 2004-2005 du Rohatyn Center indique que George Shultz est le co-président du Princeton Project, un institut financé par la Ford Foundation dont l’objectif est d’aller « au-delà des modes de pensée standards en matière de sécurité nationale ».

Peter Feaver, directeur du Triangle Institute for Security Studies de l’Université de Duke, a bien résumé le thème général de la conférence au Middelbury College : « En fait, ce à quoi nous assistons est un retour au néo-féodalisme. Si vous pensez à la manière dont la Compagnie britannique des Indes orientales joua un rôle dans la montée de l’Empire britannique, il existe des parallèles similaires avec la montée du quasi-empire américain ».

Lors de la session finale, Rohatyn précisa, avec sa désinvolture habituelle : « Je vais traiter de cette question de la privatisation et de ce qu’elle entraîne, non pas pour juger si elle est bonne ou mauvaise, parce que je pense qu’elle est déjà là et qu’elle y restera - il n’est pas nécessaire de débattre de ce point. Et aussi parce que je crois qu’elle va se développer. Je ne pense pas un seul instant que la privatisation se limitera aux services de sécurité. (...) Je crois qu’il est inévitable que de plus en plus d’officiers de haut rang quittent le Pentagone et rejoignent des sociétés privées, avant de revenir à l’Armée comme contractants, avec des sociétés ayant une valeur de marché bien plus élevée. Car il y a un acteur que vous n’avez pas inclus ici, ce sont les marchés de titres. Et la privatisation, qui est un dogme autant qu’un processus, apporte avec elle deux autres éléments. L’un est la dérégulation et l’autre est le besoin de transparence. »

Pour Rohatyn, la dérégulation ne convient pas au secteur militaire ni à celui de la sécurité. Il propose donc une régulation du marché, notant que les « grandes sociétés ont [une légitimité] car elles sont transparentes, du fait qu’elles sont cotées sur les marchés boursiers et qu’elles encourent des sanctions si elles brisent les règles. Ceci n’existe pas chez les acteurs de moindre importance. » Rohatyn conclut : « La question est de savoir ce que seul un gouvernement peut faire ; tuer des gens probablement. Mais je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de domaines d’intervention du gouvernement où le secteur privé n’ait aucun rôle à jouer, à condition qu’il soit adéquatement supervisé et que la communauté d’intérêts soit protégée. »

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