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Rohatyn : un « big Mac » pour l’économie américaine

La rédaction
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Dans l’éditorial du Financial Times du 15 avril, intitulé « L’Amérique : comme New York dans les années 70, mais en pire », le banquier synarchiste Felix Rohatyn présente un plan véritablement « schachtien » pour les Etats-Unis. Il prône des coupes claires dans les budgets et autres mesures d’austérité, similaires à celles appliquées après la faillite de fait de New York en 1975, pour l’ensemble de la vie économique, financière et sociale des Etats-Unis.

Rohatyn écrit : « Un endettement hors contrôle, alimenté par une augmentation débridée du déficit. Un système comptable qui mélange sans discrimination les dépenses et les immobilisations, qui ignore le passif éventuel et fait paraître Enron comme conservateur. Une structure sociale fortement divisée entre "ceux qui ont" et "ceux qui n’ont pas". Un gouvernement emprisonné dans le déni, convaincu que "les marchés seront toujours là pour nous". Un système politique paralysé alors que les finances publiques se dirigent tout droit vers la catastrophe. C’était New York au début des années 70 ; cela pourrait être l’Amérique demain. (...) Le déficit budgétaire fédéral incontrôlable, une dette intérieure et extérieure en augmentation rapide et les passifs non comptabilisés du système de retraite et du Medicare [système de soins pour les personnes âgées] semblent étrangement similaires à la situation fiscale de New York il y a 30 ans . »

Jusqu’ici, écrit Rohatyn, des banques centrales étrangères ont financé les déficits américains, mais « ceci risque de ne pas durer et la volonté des banques centrales étrangères de soutenir la dette américaine - ou leur capacité à le faire - pourraient s’affaiblir. Avant d’en arriver là, les marchés pourraient commencer à réagir : le dollar pourrait chuter encore plus abruptement, les taux d’intérêt grimper en flèche, et nous aurions affaire à une crise nationale qui pourrait se transformer en crise internationale . »

Rohatyn présente alors sa « solution » : « Pour éviter une crise financière, il faut que la politique nationale renoue avec le bipartisme, l’équité et la transparence. Il faudra un accord, sur plusieurs années, de réduction du déficit budgétaire pour le ramener à un niveau gérable, de réforme des programmes d’aides sociales, d’augmentation de l’épargne nationale, de réduction de la dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers et d’amélioration de la conservation énergétique pour réduire la dépendance américaine envers les ressources naturelles extérieures. Il y a peu de raison d’être optimiste sur la réalisation d’un tel processus. Nous avons soutenu M. Bush dans ses efforts pour rendre les Etats-Unis plus sûrs contre le terrorisme, mais ils doivent aussi être plus sûrs économiquement et financièrement. Je ne crois pas que ce soit le cas actuellement . »

Lorsqu’en 1974-75, la ville de New York était au bord d’une cessation de paiements avec 14 milliards de dollars de dettes, Felix Rohatyn, directeur de Lazard Frères, fut chargé par l’oligarchie financière de « restructurer » les finances de la ville. On créa la « Municipal Assistance Corporation » (Big MAC), une sorte de dictature bancaire, pour imposer des niveaux d’austérité draconiens et des réductions de services.

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