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Rumsfeld attaqué de toutes parts

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Le ministre de la Défense Donald Rumsfeld a fait l’objet de vives critiques dans de nombreux journaux, notamment de la part de Seymour Hersh dans le magazine The New Yorker du 7 avril, pour ses interférences systématiques avec les militaires professionnels dans la guerre en Irak. C’est ainsi qu’au cours de la dernière année, Rumsfeld aurait modifié au moins six fois le plan de guerre, insistant pour que le nombre de troupes au sol soit réduit. Ce plan de guerre, nommé Plan 1003, « était régulièrement mis à jour et présenté à Rumsfeld, et chaque fois, selon le planificateur, Rumsfeld disait : "Vous avez trop de forces terrestres - recommencez". Selon le planificateur, Rumsfeld avait deux objectifs : démontrer l’efficacité des bombardements de précision et "faire une guerre bon marché". Rumsfeld et ses deux principaux adjoints en la matière, Paul Wolfowitz et Doug Feith, "étaient si séduits par "choc et terreur" que la victoire semblait assurée", toujours selon ce planificateur. "Ils pensaient que le temps serait toujours clair, que l’ennemi s’exposerait lui-même et que les bombardements de précision marcheraient toujours" . »

Hersh écrit que Rumsfeld intervenait même dans la planification du « TPFDL » (time-phased forces-deployment), baptisé « tip-fiddle » en raison de son acronyme : il s’agit d’un plan global de déploiement logistique qui prend tout en compte, depuis les hommes et les armes jusqu’au papier hygiénique. Hersh cite Roger Spiller, un professeur d’histoire militaire au US Command and General Staff College, pour qui le « tip-fiddle » est crucial pour préparer tout déploiement sur un théâtre d’opérations. Un ancien officier du renseignement disait à Hersh : « Si vous détruisez le tip-fiddle, vous détruisez la planification militaire centralisée. L’armée n’est pas comme une entreprise marchant à flux tendu. C’est la machine la plus inefficace connue de l’homme. C’est la redondance qui sauve les vies . »

Selon Seymour Hersh, Rumsfeld a du mépris pour les officiers supérieurs. Il a effectué une purge à la tête de la planification, remplaçant quiconque s’opposait à ses combinaisons utopistes de « super-guerre éclair » par des opportunistes qui « sortiraient des produits au goût du ministre de la Défense ».

Rumsfeld a menti sur sa micro-gestion de la planification de guerre. Interrogé en février dernier sur son implication personnelle dans le déploiement des unités de combat, Rumsfeld a déclaré, selon une source du Pentagone, qu’« il n’y était pas impliqué, que c’était un plan de l’état-major conjoint . »

Bien d’autres officiers supérieurs ont critiqué le plan de guerre de Rumsfeld, dont le général William Wallace, commandant des troupes au sol en Irak, le général (cr) Barry McCaffrey et le général (cr) Joseph Hoar. En réponse, Rumsfeld nie en bloc les accusations, prétendant que le plan suivi est celui du général Tommy Franks.

Le 1er avril, le New York Times écrivait que « des tensions qui couvaient depuis longtemps entre Rumsfeld et l’Armée ont éclaté sous forme d’une série de plaintes de la part d’officiers du champ de bataille ». Sous couvert d’anonymat, un colonel critiquait la limitation des troupes déployées dans la région, notant que Rumsfeld voulait « mener une guerre bon marché ». Un autre article du quotidien new-yorkais note que « le conflit avec l’Irak n’a pas uniquement pour but de renverser Saddam (...) mais de donner aux militaires une nouvelle leçon. (...) Les chefs militaires disent que la force de Rumsfeld n’est pas aussi agile qu’il le suggère . »

Le San Francisco Chronicle écrit : « L’une des batailles les plus féroces de la guerre d’Irak se déroule (...) dans les halls et les bureaux feutrés du Pentagone. (...) Les chefs militaires anciens et actuels critiquent Rumsfeld (...) la bataille la plus importante concerne les efforts du ministre pour refaire l’Armée . »

Tout en soutenant la guerre, le général (cr) Barry McCaffrey critique le plan de guerre dans le Wall Street Journal. Il note que l’attaque de départ « sur les chapeaux de roue », qui a été dictée par Rumsfeld, « nous a mis dans une position temporairement risquée (...) Nous sommes sur-déployés et menacés . »

Certaines critiques comparent Rumsfeld à Robert MacNamara et à la guerre catastrophique du Vietnam. Selon le chroniqueur du Washington Post Richard Cohen, « en près d’une semaine, l’administration Bush a fait en Irak ce que l’administration Johnson avait mis plus d’un an à faire au Vietnam », à savoir perdre toute crédibilité.

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