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Rumsfeld échappe à une enquête pour crimes de guerre

La rédaction
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Lors d’une conférence de presse le 3 février, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a reconnu que l’enquête pour crimes de guerre ouverte par le parquet allemand était un facteur dont il fallait tenir compte « lors de nos visites en Allemagne les 12 et 13 février,à l’occasion de la conférence internationale sur la sécurité de Munich ».

La plainte au pénal a été déposée le 30 novembre 2004 par le Centre des droits constitutionnels de New York et quatre citoyens irakiens torturés à la prison d’Abou Ghraib. Outre Rumsfeld lui-même, elle vise Stephen Cambone, sous-secrétaire d’Etat chargé des questions de renseignement, le général Geoffrey Miller, ancien commandant à Guantanamo, ainsi que d’autres. Ils avaient choisi l’Allemagne pour déposer leur plainte en raison de sa loi sur la « compétence universelle » qui autorise l’investigation et la poursuite pour crimes de guerre quel que soit l’endroit où ces crimes aient été commis.

Or, le 10 février, le procureur allemand Kay Nehm a annoncé que le parquet ne poursuivrait pas l’enquête. Deux jours plus tard, le ministre américain arrivait à Munich. Nehm a fait valoir que les tribunaux allemands ne seraient habilités à poursuivre les Américains que si les autorités américaines refusaient de le faire.

Pourtant, peu avant le point de presse en question, un autre document déposé auprès du tribunal de Karlsruhe apportait de nouveaux éléments explosifs sur la manière dont Rumsfeld et d’autres avaient tenté d’entraver l’enquête sur les sévices et la torture dans ces prisons américaines. Un avocat new-yorkais, Scott Horton, montre dans sa déclaration, soumise au procureur, que les enquêtes entreprises jusqu’à présent par le Pentagone visaient à couvrir le rôle des responsables de haut niveau à Abou Ghraib et à Guantanamo. Dans les poursuites au pénal engagées contre de simples soldats et employés, on constate un effort délibéré pour protéger « les supérieurs ». En outre, la nomination de l’auteur d’un mémo sur la torture, Alberto Gonzalez, au poste de ministre de la Justice, reflète bien l’intention consciente de bloquer ou d’entraver tout effort d’entreprendre une enquête au pénal pour crimes de guerre aux Etats-Unis mêmes.

Cependant, faisant fi des éléments apportés par Horton, le procureur allemand a estimé que rien n’indique la volonté des autorités américaines de ne pas mener d’enquête. Pour le directeur du Centre des droits constitutionnels, Michael Ratner, Nehm a pris « une décision purement politique », destinée à permettre aux Américains d’assister à la conférence de Munich. Son organisation compte donc lancer un appel. « Nous poursuivrons Rumsfeld et les autres. Ils devraient s’inquiéter. Si ce n’est pas aujourd’hui, alors ce sera demain. Regardez ce qui s’est passé avec Pinochet . »

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