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Rumsfeld et l’armée britannique : parrains de l’opium afghan

La rédaction
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29 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) - Pour ceux qui se souviennent comment George Bush père avait financé les contre-révolutionnaires nicaraguayens dans les années 1980, il n’y aura rien d’étonnant à découvrir pourquoi la production d’opium afghan a plus que doublé depuis l’invasion orchestrée par la cabale Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz-Feith. Aujourd’hui, 95% de l’héroïne mondiale est produite en Afghanistan et ce trafic est une source de déstabilisation majeure pour l’ensemble de la région et du contient eurasiatique.

Alors qu’en 2000, le régime Taliban avait interdit la culture d’opium dans les régions qu’il contrôlait, les « nouveaux Talibans » et Al-Qaida encouragent la production de drogue pour se financer. La production d’opium est passée de 180 tonnes en 2001 (3400 tonnes en 2002) à 8200 tonnes en 2007. Cette explosion aurait très bien pu être évitée si le plan d’éradication Schweich du département d’Etat américain n’avait pas été bloqué par les Britanniques et l’appareil Rumsfeld-Cheney.

Thomas Schweich, ancien assistant secrétaire d’Etat adjoint pour le trafic international de stupéfiants, en poste en Afghanistan, avait promu en 2006 un plan d’éradication des cultures d’opium par épandage aérien. Dans un article paru dans le New York Times en juillet dernier [*], quelques semaines après qu’il ait quitté ses fonctions, il avait accusé Rumsfeld et le commandement militaire britannique en Afghanistan d’avoir saboté son plan, lui substituant une suite d’opérations terrestres longues, périlleuses et inefficaces.

Son plan ne faisait pourtant que reprendre des remèdes « ayant fonctionnés dans d’autres pays : campagne d’éducation publique sur les dangers de l’héroïne et l’illégalité de la culture d’opium ; cultures de substitution ; éradication des cultures d’opium ; interdiction du transport d’opium et arrestation des trafiquants ; et amélioration du système judiciaire. »

Les généraux du département de la Défense avaient expliqué à Schweich et à la secrétaire d’Etat adjoint pour le trafic international de stupéfiants, Anne Patterson, que l’éradication de la drogue n’était pas une priorité. Lorsque Patterson leur a expliqué que son expérience en Colombie (elle y a été ambassadrice de 2000 à 2003) démontrait que la guérilla FARC se finançait avec le trafic de drogue, le Pentagone leur a rétorqué que la lutte antidrogue était secondaire dans le combat contre les Talibans.

Lorsque quelques épandages aériens ont eu lieu, le commandement britannique dans la province opiacée d’Helmand a fait distribuer des tracts et diffuser des messages radios pour faire savoir qu’ils n’étaient pour rien dans cette campagne. Il a fallu que Schweich se rende au centre de commandement de l’OTAN à Bruxelles avec un exemplaire de ce tract pour faire cesser ce sabotage.

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Commandements militaires régionaux en Afghanistan (décembre 2007). Cerclé en rouge, la zone Sud et la province d’Helmand où se concentrent la production d’opium

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[*Is Afghanistan a Narco-State ?, NYT, 27 juillet 2009 > ici.
Voir aussi Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l’opium, S&P, 28 août 2008 > ici.

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