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Rumsfled s’en prend à « la vielle Europe »

La rédaction
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Une crise majeure a éclaté entre la France et l’Allemagne d’une part, et les Etats-Unis d’autre part. Le 22 janvier, à l’occasion du 40ème anniversaire du Traité de l’Elysée entre la France et l’Allemagne, les dirigeants des deux pays ont exprimé un « non » ferme aux plans de guerre contre l’Irak. Le 21 janvier, le chancelier allemand Gerhard Schröder avait déclaré : « Ne comptez pas sur l’Allemagne pour approuver une résolution légitimant la guerre, (...) tant que je dirigerai l’Allemagne, nous ne prendrons pas part à une quelconque action militaire ». Quant au président français Jacques Chirac, il a clairement fait connaître sa position au cours d’une conférence de presse conjointe avec Schröder à Paris, le 22 janvier, où il a affirmé que « la guerre n’est pas inévitable » et que toute action militaire sans mandat des Nations unies sortirait du cadre du droit international.

Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a immédiatement riposté en traitant ces deux pays de représentants de la vieille Europe qui ne compte plus. « Si vous regardez l’Europe entière, son centre de gravité passe à l’Est, dit-il. L’Allemagne est un problème, la France aussi. Mais si vous considérez un grand nombre d’autres pays d’Europe, ils ne sont pas avec la France et l’Allemagne, mais avec les Etats-Unis ». Cette déclaration fut soutenue le lendemain par Ari Fleischer, qui déclara : « Nous avons le soutien de la Grande-Bretagne, de l’Australie, de l’Italie et de presque chaque pays d’Europe de l’Est qui est devenu membre de l’OTAN . »

Ces deux prises de position ne font que mettre en évidence une politique consistant à « diviser pour régner », progressivement mise en place ces dernières années : on joue les nouveaux pays membres à l’Est, ainsi que la Turquie et l’Espagne au sud, contre la France et l’Allemagne.

Le « cheval de Troie » polonais

Parmi les nouveaux pays membres de l’OTAN, la Pologne a été choisie par l’administration Bush comme levier pour tenter de saper la résistance croissante en Europe continentale à une éventuelle guerre en Irak. Washington, qui considère la Pologne comme son « allié le plus loyal en Europe », espère utiliser le président polonais Aleksander Kwasniewski - qui serait même pressenti pour remplacer le secrétaire général sortant de l’OTAN, Lord Robertson - comme « cheval de Troie » anglo-américain en Europe continentale.

Au mois de janvier, l’administration Bush a vendu 48 chasseurs F-16C à la Pologne, à des conditions financières exceptionnellement favorables. Auparavant, les Etats-Unis avaient fait cadeau à la marine polonaise d’une frégate de classe Oliver Hazard Perry. Lors de la visite du président Kwasniewski les 14 et 15 janvier à Washington, le président Bush l’a gratifié du titre de son « meilleur ami » en Europe. Réciproquement, le président polonais a parlé d’un « nouveau chapitre » dans les relations américano-polonaises, promettant l’envoi de troupes polonaises pour une guerre éventuelle en Irak.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer un article paru le 11 janvier dans l’édition polonaise du magazine américain Newsweek sous le titre « Charlataneries économiques ». Cet article, signé par un certain Igor Ryciak, visait de toute évidence à contrer l’influence intellectuelle grandissante de LaRouche en Pologne. Ce dernier y est en effet connu comme le concepteur d’une proposition de nouvelle architecture financière, ou nouveau Bretton Woods, et d’une perspective de pont terrestre eurasiatique, ainsi que par son opposition sans compromis à une guerre en Irak. Tout en s’efforçant de ridiculiser et de minimiser le travail de l’Institut Schiller, Ryciak doit néanmoins reconnaître qu’au cours des 12 dernières années, l’organisation de LaRouche a exercé une influence grandissante sur de nombreuses catégories de la société polonaise. « LaRouche propose de rebâtir un Etat basé sur une direction centrale et de faire émettre par des banques centrales nationales des crédits destinés à la construction de routes, de voies ferrées, d’oléoducs et de centrales électriques. Les investissements d’Etat sont supposés éliminer le chômage et la pauvreté. (...) Selon l’Institut [Schiller], on ne doit pas sabrer les dépenses budgétaires, la NBP [Banque centrale polonaise] devrait émettre des lignes de crédit pour le développement de l’infrastructure, et le commerce extérieur devrait être dirigé vers l’Asie du Sud-Est. » Cette perspective semble irriter l’édition polonaise de Newsweek.

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