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Russie, Inde et Chine grandes absentes des priorités du président Sarkozy (experts russes)

La rédaction
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La Russie, de même que l’Inde et la Chine, ne fait pas partie des priorités du nouveau président français, affirment les experts russes, estimant cependant que la coopération russo-française dans les domaines les plus importants sera maintenue.

Il a fallu attendre deux jours pour que Vladimir Poutine sorte de sa réserve et félicite Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la France. Entre-temps des articles d’Izvestya exprimaient tout haut les craintes des autorités Russes concernant la russo-phobie de proches de Sarkozy comme Pierre Lellouche ou André Glucksmann. Les analyses de Ria Novosti que nous reprenons ici montrent le difficile dilemme qui s’est posé à la Russie pour déterminer lequel des candidats représentait mieux ses intérêts, dilemme auquel beaucoup de français ont eu eux aussi à faire face. Dans ces articles, les élites russes semblent chercher à se faire une raison. Pour notre part, nous avons considéré que l’administration Bush est belle est bien en train de recréer les conditions d’un retour à la guerre froide et que tout le pragmatisme de ses amis en Europe ne les empêchera pas d’emprunter peu à peu cette même voie.

La rédaction de Solidarité & Progrès

(MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti) La Russie, de même que l’Inde et la Chine, ne fait pas partie des priorités du nouveau président français, affirment les experts russes, estimant cependant que la coopération russo-française dans les domaines les plus importants sera maintenue.

"Nicolas Sarkozy a décrit trois cercles de priorités en politique extérieure. Ni la Russie, ni l’Inde, ni la Chine n’y figurent", a déclaré Mme Evguenia Obitchkina, professeur à la chaire d’histoire et de politique des pays d’Europe et d’Amérique à l’Institut des relations internationales, lors d’une table ronde intitulée "Résultats de la présidentielle française vus de Moscou".

Ces priorités sont l’UE, où Sarkozy souhaite débloquer le problème de la Constitution européenne, soutient le déploiement d’un système ABM près des frontières russes et s’oppose à l’adhésion de la Turquie à l’UE, ainsi que "la solidarité atlantique" avec les Etats-Unis, et les questions relatives à l’immigration et à la coopération régionale en Méditerranée et en Afrique.

"La Russie n’étant pas mentionnée, Moscou se prépare à un travail difficile pour bâtir des relations avec la nouvelle administration française", a fait savoir Mme Obitchkina.

"D’autre part, Sarkozy a été élu avec le concours du gros capital. Et l’on sait que les grandes sociétés souhaitent réaliser des investissements en Russie. Aussi est-il peu probable qu’il se permette d’abandonner les trois orientations les plus importantes de la coopération russo-française : l’aérospatiale (tirs à Kourou), la recherche nucléaire et les livraisons de gaz", a souligné Mme Obitchkina.

Evoquant des propos désobligeants tenus par Sarkozy à l’égard de la Russie, Mme Kira Zouïeva, maître de recherche à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, a déclaré qu’ils s’expliquaient par des considérations politiques. "Les déclarations antirusses faites par Sarkozy et les autres candidats pendant leur campagne électorale avaient pour but de gagner la sympathie des électeurs, car les tendances antirusses caractérisent une partie considérable de la société française", a-t-elle constaté.

Analysant les raisons de la victoire de Nicolas Sarkozy au second tour, les experts russes ont souligné la bonne stratégie électorale qui avait uni la droite autour d’un seul candidat.

"L’état-major de Sarkozy a travaillé comme un mécanisme bien huilé", a constaté M. Sergueï Fedorov, chercheur au centre des problèmes sociaux affilié à l’Institut de l’Europe près l’Académie des sciences de Russie. "Il a réussi à opérer une rénovation idéologique des forces de droite et à amener ses partisans à ne plus avoir honte d’être de droite", a-t-il souligné.

Au second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a totalisé 53,06 % des suffrages contre 46,94 % recueillis par la socialiste Ségolène Royal.

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