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Russie et Chine s’engagent pour l’atome, l’espace et la haute-technologie

La rédaction
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14 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – A l’Empire financier transtlantique en faillite pourrait succéder un monde trans-pacifique de développement mutuel des territoires. Après avoir lancé sa candidature à la présidence pour 2012, le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait immédiatement annoncé un déplacement officiel en chine pour les 11 et 12 octobre. Lors de sa rencontre avec son homologue Wen Jiabao à Pékin, au moins huit documents de coopérations bilatérales ont été signés. Les deux hommes ont souligné, lors d’une conférence de presse clôturant leur rencontre, leur engagement à concentrer résolument leur coopération économique vers des domaines de haute-technologie, et vers des projets qui auront un impact dans toute l’Eurasie. Les deux hommes ont souligné le rôle de l’Organisation de la coopération de Shanghai (SCO), qui réunie Russie, Chine et les pays d’Asie centrale (Kazakstan, Kyrgyzstan, Tajikistan et Ouzbekistan), ainsi que l’Inde, l’Iran, la Mongolie et le Pakistan, en tant qu’observateurs.

Les accords conclus incluent :

  • Un mémorandum sur la coopération entre les Gouvernements de la fédération russe et la République populaire de Chine dans la sphère de la Modernisation de l’Economie ;
  • Un mémorandum d’entente sur une Coopération accrue dans les domaines agricoles, signé entre les ministres de l’agriculture des deux pays ;
  • Deux documents relatifs à des investissements : Accord cadre entre la Banque russe pour le développement et les affaires économiques étrangères (Vnesheconombank, ou VEB) et la Banque de développement de Chine ; et un mémorandum d’intention entre la Banque pour le développement et les affaires économiques étrangères, le Russian Direct Investment Fund et la China Investment Corporation, pour coopérer en établissant un fonds d’investissement. Les autres accords couvrent la coopération humanitaire, le tourisme et la régulation de l’alimentation animale et humaine pour des approvisionnements trans-frontaliers. La publication gouvernementale russe Rossiyskaya Gazeta a rapporté qu’un accord avait été trouvé sur le prix des ventes de pétrole russe à la Chine, et que d’autres problèmes énergétiques, y compris concernant le gaz naturel, seront le sujet d’autres discussions.

Lors de sa conférence de presse, Wen Jiabao a souligné que la Chine est devenue le premier partenaire commercial de la Russie en termes d’échanges, pour atteindre 70 milliards de dollars cette année. Les deux pays prévoient de quasiment tripler ce niveau pour 2020. Le Premier ministre chinois a bien accueilli les premières livraisons de pétrole grâce à l’établissement sino-russe d’un pipeline en Sibérie orientale russe et dans l’océan pacifique. Il a ensuite déclaré :

«  Nous avons l’intention d’approfondir encore davantage notre coopération dans des domaines aussi important que l’espace, les industries aéronautique, minière, électrique, la construction d’infrastructures trans-frontalières, la gestion de l’eau, la protection de l’environnement et l’agriculture. La Chine et la Russie ont l’intention, en communication avec d’autres membres de l’Organisation de coopération de Shanghai, de s’efforcer de progresser vers une solution dans l’amélioration des transports à l’intérieur de la SCO, en créant une Banque du développement de la SCO, ainsi qu’une coopération humanitaire et d’autres coopérations nouvelles réussies dans le cadre de la SCO  ».

Wen Jiabao a également souligné une «  coopération toujours plus forte dans les domaines scientifiques et technologiques  », et une coopération dans les zones frontalières entre la Russie et la Chine.

De la même manière, Vladimir Poutine a souligné l’extension de la coopération dans de nouveaux domaines, déclarant : «  Nous avons l’intention de soutenir une coopération rapprochée dans la production, la création d’alliances technologiques prometteuses, et en implémentant des produits d’infrastructure, tout en accroissant les flux de capitaux mutuels. Notre objectif est de diversifier notre commerce et nos liens économiques. Nous avons créé tout un ensemble d’outils permettant de réaliser ces objectifs, y compris un Plan de Coopération d’Investissement, ainsi qu’un programme pour la Coopération entre les régions de l’Extrême-Orient, la Sibérie orientale et la Chine septentrionale.  » (Le dernier programme, bien qu’il n’ait été lancé qu’en 2009 par les présidents Dimitri Medvedev et Hu Jintao, comprennent déjà 200 projets communs).

Poutine a ajouté, «  l’emphase sera mise sur l’accroissement des emplois qualifiés et dans les nouvelles technologies. Aujourd’hui, nous sommes particulièrement attentifs aux problèmes d’investissement et aux domaines prometteurs, surtout ceux pour lesquels nous disposons déjà d’une base scientifique significative, ainsi que pour les ressources et la main-d’œuvre. Ceci implique l’exploration spatiale, les télécommunications, la machine-outils, l’industrie aérospatiale, le complexe agro-industriel et, bien sûr, la coopération militaro-technique  ».

Passant en revue divers domaines dans la coopération énergétique, Poutine a mentionné le pétrole et le gaz, affirmant que les choses ont atteint un «  stade final  » préalable à un accord sur le début de la vente de gaz naturel russe à la Chine. Il a particulièrement insisté sur l’énergie nucléaire : «  Nous devons développer une coopération plus étroite dans l’énergie nucléaire, et j’insiste pour que cela soit fait sur la base des technologies les plus avancées et modernes au monde, afin de réduire les risques potentiels à pratiquement zéro. Notre coopération n’est pas simplement limitée à la construction de centrales nucléaires. Nous avons mis en exergue une coopération dans la recherche scientifique, et dans la préparation et l’implémentation de projets prometteurs.  » L’hydroélectrique et des énergies «  alternatives  » étaient également à l’ordre du jour.

Les deux Premier Ministre ont salué l’utilisation croissante du yuan et du rouble dans le commerce bilatéral.

D’après Rossiyskaya Gazeta , le projet de fonds d’investissement est en œuvre depuis l’hiver dernier, lorsque Medvedev annonçait au forum économique mondial de Davos les plans pour créer un fonds souverain pour «  partager les risques avec les investisseurs étrangers à travers un investissement joint dans des projets pour moderniser notre économie.  » En mai, le Parlement russe allouait 62,2 milliards de roubles (environ 2 milliards de dollars) pour établir le Russian Direct Investment Fund. La direction de la China Investment Corporation siège au bureau de conseil du RDIF (tout comme la Korea investment Corporation, la Kuwait Investment Authority et d’autres fonds d’investissements y compris l’Apollo Global Management, Warburg Pincus et le Blackstone Group).

Le site internet de Voice of Russia , citant le quotidien Kommersant , rapportait que le nouveau fonds d’investissement sino-russe serait doté de 4 milliards de dollars. Kommersant rapportait, citant un mémo d’organisateurs du nouveau fonds : «  Des contributions d’un milliard de dollars au Fonds d’Investissement sino-russe seront faites par le Russian Direct Investment Fund, 10 milliards de dollars de bonds du Trésor destinés à attirer les investissements étrangers directs en Russie, et la China Investment Corporation, un fonds souverain de 410 milliards de dollars. Le reste proviendra d’investisseurs étrangers, pour la plupart chinois, dans les 18 prochains mois.  »

L’agence Xinhua rapportait que Wen Jiabao « a mis en exergue une proposition en 6 points pour renforcer les liens sino-russes  », dont les détails officiels ne sont pas encore disponibles.

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Vos commentaires

  • Le 14 octobre 2011 à 20:04
    par petite souris

    Lorsque Poutine et Wen Jiabao se rencontrent pour des accords entre leurs deux pays, il en découle des projets concrets qui vont de l’avant et donneront du travail à leurs peuples en se développant et pensent aussi à inclure outre les pays en "an" de l’asie centrale un Plan de Coopération d’Investissement, ainsi qu’un programme pour la Coopération entre les régions de l’Extrême-Orient, la Sibérie orientale et la Chine septentrionale.

    Cela change des communiqués vaseux d’après les G7-8-20 et autres réunions de nozélites occidentales ................

    • Le 15 octobre 2011 à 20:28
      par Eric

      J’approuve ces projets, mais on n’a pas besoin d’argent pour les réaliser (on a seulement besoin de ressources naturelles et celles-ci comprennent les compétences des individus) et ils ne devraient pas être exposés par Poutine et Jiabao qui sont des politicards et donc des incompétents et des imposteurs. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Dans un monde régi par une économie basée sur les ressources naturelles, la véritable économie, ce genre de projets seraient nombreux et il n’y aurait aucun chômeur, que des êtres humains épanouis qui travailleraient pour se réaliser et servir l’intérêt général. Il n’y aurait jamais de crise économique non plus.
      Mathématiquement nous sommes au XXIème siècle, mais spirituellement nous sommes toujours au XXème siècle.

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  • Le 14 octobre 2011 à 20:44
    par Eric

    "Fonds d’investissemment", "fonds souverains", décidément l’humanité ne peut rien réaliser sans argent. Elle serait complètement déboussolée si on supprimait le système monétaire, car, c’est bien connu, les hommes sont des vauriens qui préfèrent mille fois rester couchés dans leur lit que de se donner à la société pour construire des infrastructures.
    Par ailleurs, ni Vladimir Poutine, ni Wen jiabao ne sont de véritables hommes politiques, car outre le fait qu’ils sont des dictateurs, ils ne pratiquent pas une politique au sens étymologique du terme, qui est la vraie politique, mais une politique partisane et politicienne. Les scientifiques sont les véritables hommes et femmes politiques (Claude et Lydia Bourguignon, par exemple), mais malheureusement ils n’en ont pas encore conscience.

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