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Russie : réactions officielles à la tragédie de Beslan

La rédaction
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Le 4 septembre, le président Vladimir Poutine a déclaré sans détours que les attaques terroristes actuelles contre la Russie étaient un « instrument », soutenu par des puissances étrangères, destiné à affaiblir la Russie et son statut de grande puissance nucléaire. Lors d’un entretien avec une trentaine de journalistes étrangers et d’experts de la Russie, qui a duré plus de trois heures, le président russe a développé son évaluation de la « guerre terroriste » contre la Russie, la comparant à l’effort de l’Empire romain pour détruire Carthage. Des extraits de ces entretiens ont été publiés dans le Guardian, Le Monde et l’Independent.

Dans une interview accordée à la station Voix de la Russie, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a dénoncé les terroristes de Beslan comme étant « un instrument dans les mains de quelqu’un. Nous ne parlons pas de conspiration, mais le fait que les terroristes qui ont participé à la prise d’otage gratuite à Beslan, tout comme ceux perpétrant des actes de terreur dans d’autres parties du monde, ne soient qu’un instrument, ne fait aucun doute ». Pour savoir à qui profite le terrorisme, laissa-t-il entendre, il faut poser la question de savoir « qui en profitera si le processus de stabilisation dans les régions du Nord-Caucase ne réussit pas - qui a intérêt à déstabiliser cette région ? (...) L’impression générale, c’est que (...) certains ne veulent tout simplement pas d’une Russie forte. (...) Ces créatures qui se sont emparées de l’école de Beslan n’étaient en réalité que des marionnettes. Le but de ceux qui ont financé le tout et les ont envoyées, était probablement de déstabiliser la situation dans le Nord-Caucase . »

Par ailleurs, le 10 septembre, le chef d’état-major russe, le général Youri Baluievsky, lança une mise en garde concernant des frappes préventives contre des bases terroristes à l’extérieur de la Russie, affirmant détenir « des informations précises sur les endroits où se situent ces bases terroristes à l’étranger. (...) Des coups préventifs contre ces bases, même au-delà des frontières de la Russie, sont entièrement justifiables et possibles. (...) Les forces armées russes entreprendront des actions communes avec les pays où ces bases sont situées. (...) Si nous ne parvenons pas à un accord sur ces actions communes avec les Etats frontaliers, où se trouvent ces bases, je pense que nous obtiendrons l’autorisation du commandant en chef suprême et de la chambre haute du Parlement russe pour prendre nos propres mesures. » Il ajouta cependant que « le recours à la force militaire est une mesure extrême contre les terroristes, et ce qui est envisagé n’est pas une énorme armada aérienne, mais des frappes ciblées ». Toute action militaire, précisa-t-il, sera menée dans le plein respect du droit international.

Dans une déclaration qui a particulièrement attiré l’attention des spécialistes de la Russie en Occident, l’agence russe KMNews écrivait dès le 7 septembre que « ce n’est un secret pour personne que l’Ouest a un intérêt vital à maintenir l’instabilité dans le Caucase (...) Diviser pour régner ! - les dirigeants de l’Empire romain avaient déjà introduit cette simple formule de subjugation. Hélas, il faut reconnaître que les co-auteurs des événements tragiques actuels ne doivent pas se trouver dans les pays arabes du Moyen-Orient, mais sur les bords de la Tamise ou du Potomac. Les dirigeants russes pourront-ils agir dans cette situation ? Oui, s’il existe une volonté politique. La première chose est d’appeler un chat un chat. Il est temps d’admettre qu’il n’existe pas de coalition anti-terroriste, que l’Ouest poursuit ses propres intérêts égoïstes. Notre propre coalition doit être formée avec des nations qui ont un véritable intérêt à voir éliminer la terreur dans le Nord-Caucase . »

Commentaire de Lyndon LaRouche à propos du discours de Poutine

Dans une déclaration faite à la conférence bi-annuelle de l’Institut Schiller, le 7 septembre, Lyndon LaRouche a exhorté le monde occidental à bien comprendre le message implicite délivré par le président Vladimir Poutine à propos de la tragédie de Beslan ; il « a pointé du doigt le président Bush, Dick Cheney et leur entourage ». Selon LaRouche, la déclaration de Poutine est « pertinente et lourde de sens ». Il a en effet admis que « la Russie a reconnu qu’elle était attaquée, au moyen de méthodes terroristes, par des éléments extérieurs à la Russie, qui ont un intérêt stratégique à la réduire à l’impuissance par rapport à son statut actuel de grande puissance. Une certaine presse européenne reflète l’argument selon lequel la Russie doit retirer ses forces du Caucase. Toute la question est là . »

LaRouche estime que « certaines personnes aux Etats-Unis, y compris dans le Parti démocrate, à travers différents canaux, sont derrière cette opération. Il s’agit d’une attaque géopolitique contre une puissance nucléaire, la Russie ; et c’est précisément ce qu’a dit Poutine, dans un langage clair, sans en rajouter. »

Les observateurs compétents savent que ceux qui font cela, à Washington, à Londres et ailleurs, « sont des imbéciles ». Au cours de son histoire, y compris pendant la période soviétique, la Russie a eu tendance à réagir à des menaces existentielles par une politique de « défense stratégique ». Ainsi, dans la guerre contre Napoléon ou pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Russie a eu recours à une stratégie de « Guerre Asymétrique . »

LaRouche rappelle qu’il avait produit, en 1999, un documentaire (Orage sur l’Asie) fournissant des éléments stratégiques de fond sur la crise actuelle.

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