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Russie : terreur aveugle et option Pinochet

La rédaction
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L’actuelle vague de terreur qui sévit en Russie n’est pas une affaire interne mais bien un instrument de la déstabilisation stratégique de ce pays menée par les intérêts du Commonwealth anglo-américain. Le terrorisme de ces trois dernières semaines a fait près de 300 morts.

L’objectif de cette stratégie de la tension est double :

1) Utiliser la terreur et ses ramifications politiques et psychologiques pour mettre au pouvoir en Russie une dictature de type Pinochet, éventuellement après une phase de transition marquée par un état de quasi guerre civile ;

2) Dissocier la Russie de l’ensemble de la région du Caucase et de l’Asie centrale. Cette bande à l’extrémité sud de la Russie représentait dans le passé la composante géographique soviétique de l’« arc de crise » prôné par Zbigniew Brzezinskiet Bernard Lewis, qui passait par le monde islamique et affectait la situation des trois grandes puissances non islamiques voisines, à savoir la Russie, l’Inde et la Chine. Depuis 1995-1996, certaines factions de l’establishment britannique et des cercles du Parti républicain américain proches de la famille Bush s’efforcent de promouvoir, à travers l’Institut républicain international, un « modèle chilien » pour la Russie.

Le terrorisme aveugle à Moscou et dans d’autres villes, conjugué à la guerre prolongée dans le Caucase, produisent un changement de paradigme au sein d’une population russe profondément choquée et en colère. Les Russes ont perdu toute confiance en la classe politique de l’ère Eltsine. A un certain moment , selon les calculs des protagonistes de la stratégie de la tension, ils réclameront un « homme fort » pour mettre fin au chaos et à l’horreur. Ce n’est pas une coïncidence si l’un des « Pinochet russes potentiels », Alexandre Lebed, a annoncé en pleine vague de terreur sa candidature à la présidence, se présentant comme l’homme à poigne nécessaire pour sauver la Russie.

Comme le confirme l’identité de tous les suspects arrêtés, des terroristes et mercenaires « islamiques » de la secte de Wahabi, dirigée par le renseignement britannique, constituent le niveau le plus bas de cette opération terroriste. On peut exclure l’implication, dans ces attentats, d’institutions russes ou de groupes du crime organisé, ne serait-ce qu’en raison du trop grand risque d’être découverts. La situation politique en Russie est tellement mouvante en ce moment, des alliances pouvant se faire et se défaire d’une semaine à l’autre, qu’il n’existe aucun groupe de pouvoir ayant la capacité d’organiser un terrorisme d’une telle ampleur et surtout d’en couvrir les instigateurs. D’autres factions rivales s’empresseraient de découvrir les coupables et de les dénoncer.

Jusqu’à présent, les dirigeants russes n’ont pas réagi de manière réfléchie à la stratégie de tension, se contentant de blâmer des terroristes « islamiques » et de renforcer les opérations militaires dans le Caucase, en vue de mettre la Tchétchénie sous quarantaine militaire. A noter cependant les propos tenus le 15 septembre par le premier ministre Poutine, devant les ministres de la Défense de la CEI (éommunauté des Etats indépendants) : « Nous avons affaire, déclara-t-il, à des provocateurs internationaux bien entraînés qui se réfugient derrière des slogans religieux islamiques et tentent de créer un prétendu nouvel ordre mondial. » Il faisait ainsi clairement allusion au mot d’ordre utilisé à partir de 1989 par Margaret Thatcher et George Bush.

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