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Sakakibara et Mahatir s’attaquent à la mondialisation

La rédaction
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Au cours d’un discours et d’une interview au quotidien thaïlandais The Nation, faits dans le contexte de la réunion de Chiang Mai, l’ancien vice-ministre japonais des Finances Sakakibara a déclaré sans détour que « les nations s’élèvent et s’effondrent, et que l’hégémonie américaine n’est en aucun cas permanente ».

Pour lui, le « consensus de Washington » sur la politique financière internationale s’est avéré un échec. « Nous avons appris de la crise en Asie de l’Est que le "consensus de Washington", au nom duquel on laisse entièrement aux forces du marché et aux politiques macro-économiques la résolution du problème, n’a pas fonctionnné, dit-il. (...) En fait, en dehors de la brève période entre août 1998 et le début de 1999, les institutions financières et l’économie américaines ont profité significativement de la crise asiatique. »

Les nations asiatiques ne peuvent pas se contenter d’attendre la prochaine crise « qui pourrait vraiment frapper au centre », « nous avons besoin de bâtir des mécanismes défensifs pour nous protéger ». Grâce à ces mécanismes de défense, « des pays pourraient, ou peut-être devraient, opter pour l’économie de marché avec des contrôles partiels de capitaux en fonction de leur taille, de leur stade de développement et de leurs contraintes sociales et politiques ». En outre, hormis le contrôle des changes, ces pays devraient se mettre d’accord sur la mise en commun de leurs réserves de devises dans un cadre régional. Cette initiative devrait comprendre la création d’un Fonds monétaire asiatique (FMA).

Sakakibara a rappelé que « le gouvernement japonais, comme vous devez le savoir, avait proposé en août et septembre 1997 la création du Fonds monétaire asiatique. L’idée était surtout de mettre en commun une partie des réserves en devises des pays de la région. » Si le FMA n’a pas vu le jour, dit-il, c’est parce que « la proposition de Fonds monétaire asiatique a été fortement combattue par les Etats-Unis et les pays européens sous prétexte qu’elle pourrait saper la discipline imposée par le FMI. »

Parallèlement aux déclarations de Sakakibara, le Premier ministre malais Mahathir a prononcé un discours remarquable au Caire, à la fin de la conférence du « Groupe des 15 » nations en développement, où il a dénoncé la « tyrannie du marché » et la « mauvaise gestion » du FMI, tout en rappelant que l’accord originel de Bretton Woods avait établi des parités monétaires fixes - une caractéristique clef des propositions de LaRouche pour un nouveau Bretton Woods. « Malgré le scepticisme initial, le rejet par la Malaisie des recettes et des prêts du FMI, ainsi que sa décision d’établir un contrôle des changes et de réguler les flux de capitaux à court terme, ont fini par être acceptés avec réticence comme une alternative viable à la gestion de crise », a-t-il déclaré, avant de conclure que « le marché n’est autre chose que le nouveau nom du Capitalisme, le Capitalisme débridé, avec un C majuscule. La quantité de capitaux en jeu aujourd’hui est incroyable. On dit que le commerce financier est vingt fois supérieur au commerce mondial. (...) La Malaisie a fait l’expérience de la globalisation du capital et cela nous a presque détruits. Heureusement, nous avons pu développer nos propres méthodes pour nous défendre et rebâtir notre économie. »

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