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Samuel Huntington appelle à un conflit avec les Hispaniques

La rédaction
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Dans son nouveau livre, Samuel Huntington, l’auteur du Choc des civilisations, présente ouvertement le scénario d’un choc avec les Hispaniques aux Etats-Unis. Le thème central du livre, qui paraîtra en mai sous le titre Who are We : Challenges to America’s National Identity (Qui sommes-nous - Les défis pour l’identité nationale américaine), a été présenté dans le dernier numéro du magazine Foreign Policy, dans un dossier préparé par Huntington lui-même et intitulé « Jose, can you see ? The Hispanic Challenge ». C’est un jeu de mots de mauvais goût sur les premiers mots de l’hymne national des Etats-Unis : « Oh, say, can you see ? ».

L’article est une diatribe raciste à l’égard des Hispaniques, en particulier des Mexicains, visant à les présenter comme l’image de l’ennemi aux Etats-Unis. « Le flux persistant des immigrés hispaniques menace de diviser les Etats-Unis en deux peuples, deux cultures et deux langues, écrit Huntington. A la différence des groupes d’immigrés antérieurs, les Mexicains et autres Latinos ne se sont pas assimilés à la culture américaine dominante, mais ils forment leurs propres enclaves politiques et linguistiques - de Los Angeles à Miami - et rejettent les valeurs anglo-protestantes à l’origine du rêve américain. C’est à leur propre péril que les Etats-Unis ignoreront ce défi . »

Huntington bâtit sa thèse centrale sur le fait que « le défi le plus immédiat et le plus sérieux pour l’identité américaine traditionnelle est posé par l’immense et continuelle immigration d’origine latino-américaine, notamment mexicaine, et les taux de fécondité de ces immigrés comparés aux natifs américains noirs et blancs ». Huntington affirme que les Etats-Unis furent fondés par des colons qui étaient dans leur immense majorité « blancs, britanniques, et protestants ». Pour lui, la culture américaine est un produit « d’une culture anglo-protestante distincte », ainsi que des concepts anglais de l’Etat de droit et de la langue anglaise. Il existe des « différences irréconciliables » entre la culture hispanique, dominée par le catholicisme, et cette « culture anglo-protestante ».

Faisant appel à la pire démagogie populiste et raciste, Huntington énumère de prétendues « caractéristiques hispaniques » : « le syndrome de manana [demain], la méfiance envers tous ceux qui ne font pas partie de la famille, le manque d’initiative, d’autonomie et d’ambition, le peu d’égard pour l’éducation et l’acceptation de la pauvreté comme vertu nécessaire pour entrer au paradis ». Il prend l’exemple de la communauté mexicaine de South Tucson, en Arizona, où « presque personne ne croit en la vertu du travail et de l’éducation ». Les troisième et quatrième générations d’origine mexicaine sont très en retard par rapport aux « normes américaines en matière d’éducation, de statut économique et de taux d’endogamie ». Même si les Hispaniques de la troisième génération sont généralement bilingues, ils « continuent à maîtriser l’espagnol (...) la maîtrise des deux langues semble devenir institutionnalisée dans la communauté américano-mexicaine ».

Huntington déplore que les Mexicains soient engagés dans « la reconquista » du sud-ouest des Etats-Unis. « Il n’y a pas de rêve americano. Il n’y a que le rêve américain créé par une société anglo-protestante. Les Mexicano-américains ne partageront ce rêve et cette société que s’ils rêvent en anglais. » Dans un encadré accompagnant l’article principal, Huntington lance un appel à la création d’« une organisation nationale promouvant les intérêts blancs ». Il écrit qu’en réaction aux modifications démographiques en cours aux Etats-Unis, on risque d’assister à la montée d’« un mouvement anti-hispanique, anti-noir et anti-immigré composé essentiellement de Blancs appartenant aux classes ouvrière et moyenne, protestant contre les pertes d’emplois - emplois récupérés par des immigrés ou délocalisés - contre la perversion de leur culture et le rejet de leur langue. Ce mouvement pourrait être appelé « nativisme blanc », écrit Huntington. Il compare les changements démographiques aux Etats-Unis dus à la croissance de la population hispanique, à ceux dus à la croissance démographique musulmane en Bosnie-Hezégovine, où les Serbes « ont réagi par le nettoyage ethnique ».

Bien entendu, ceci ne pourrait jamais arriver aux Etats-Unis, objecte Huntington, bien qu’il promeuve le livre d’une certaine Carol Swain paru en 2002, Le nouveau nationalisme blanc en Amérique, selon laquelle le nationalisme blanc est « la prochaine étape logique des politiques identitaires en Amérique » qui risquent de transformer le pays en un théâtre de « conflit racial à grande échelle sans précédent dans l’histoire de notre nation ». Après tout, ces nationalistes blancs pensent que « la culture est un produit de la race. (...) Ils avancent que le changement démographique aux Etats-Unis préfigure le remplacement de la culture blanche par des cultures noire ou brune qui sont intellectuellement et moralement inférieures . »

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