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Sans un retour à Glass-Steagall, un nouveau Lehman Brothers n’est pas à exclure

La rédaction
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15 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) — Un certain nombre d’experts financiers de très haut niveau n’excluent plus l’imminence d’un désastre financier à grande échelle dans le cas où une réorganisation de type Glass-Steagall [séparant les activités des banques de dépôt des banques d’affaires] n’est pas mise en œuvre au plus vite.

Parmi les voix qui exigent qu’on sépare les activités bancaires des mégabanques dites « too big to fail » [trop grosses pour tomber], on trouve deux anciens présidents régionaux de la Réserve fédérale, un ancien économiste en chef du FMI et Nouriel Roubini, professeur de la New York University Stern School of Business.

Une source américaine de haut niveau confirme qu’il « existe un nombre significatif de personnes à la Réserve fédérale et même au département du Trésor qui sont favorables à un retour à Glass-Steagall ». Cette source précise que si la loi sur la régulation bancaire s’avère trop molle et donc inopérante, une nouvelle faillite pourrait précipiter ce retour. Selon lui, l’administration Obama, ainsi que les plus hautes instances des partis républicains et démocrates commencent à mesurer l’ampleur du mécontentement qui anime le pays et sont en « alerte rouge » devant ce qu’ils considèrent comme une sorte de « Révolution française », un phénomène décrit par LaRouche comme étant une « grève de masse ». {}

Le 7 juin, l’ancien économiste en chef du FMI Simon Johnson rapportait en détail l’intervention de Richard Fisher, président de la Fed de Dallas qui disait que « les régulateurs, dans la plupart des cas, ont abordé avec timidité ces énormes institutions. En dépit du mal qu’elles ont provoqué, les grandes banques en échec furent autorisées à continuer leurs opérations avec le soutien du gouvernement (…) Comme résultat, les grandes banques sont devenus indestructibles. Les grandes banques qui ont pris des risques énormes et ont été à l’origine d’énormes pertes ont bénéficié du soutien public. (…) Les banques plus conservatrices ont été privées des parts de marché qui auraient été les leurs si l’on avait permis aux banques mal gérées de fermer boutique (…) On pourrait dire que les banques conservatrices ont dû affronter une concurrence soutenue par l’Etat. »

Joignant l’acte à la parole, Fisher a écrit une lettre de soutien à la sénatrice démocrate de l’Arkansas Blanche Lincoln, qui, avec le soutien remarqué de Bill Clinton, a fait campagne pour faire interdire les produits financiers dérivés. Dans un autre texte, Fisher dénonce le fait que Wall Street, en collusion avec Obama et son conseiller économique Larry Summers, étaient en guerre contre cette initiative.

Pour sa part, Nouriel Roubini, dans un entretien avec TruthOut, était encore plus clair. Il disait que si les banques étaient « trop grosses pour tomber », alors elles devenaient aussi « trop grosses pour être sauvées, trop grosses pour être renflouées et trop grosses pour être gérées. Aucun directeur ne peut suivre en détail les pertes et profits et les performances de milliers de banquiers et traders différents. C’est une dimension du problème. (…) Ainsi, on doit réimposer le type de restrictions qui existaient entre banque de détail et banques d’affaires sous la loi Glass-Steagall. »



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