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Santé : budget hypertendu sur les maladies chroniques

667 visites | 3 commentaires

Tenez-vous le pour dit, désormais il vaudra mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade et surtout… atteint d’une maladie chronique. Car ces maladies chroniques qui ne représentent pas moins de 2/3 des dépenses de santé en France selon un rapport transmis aux administrateurs de l’assurance maladie (CNAM) plomberaient le budget de celle-ci et ne devraient plus remboursées par celle-ci dans un très, très proche avenir.

En effet, 42% des sujets âgés de 35 ans ou plus sont traités par au moins un médicament antihypertenseur et/ou du métabolisme (dyslipidémie, diabète), et 39% sont traités par au moins un médicament pour d’autres maladies (maladies cardio-vasculaires, cancer, schizophrénie…). Pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, ces patients représentent les deux tiers des dépenses de santé remboursées ; soit neuf millions de personnes, au total un assuré du régime général sur six.

Les patients en affection de longue durée (ALD) constituent 15,5 % de la population du régime général. On passerait à 17 % en 2014, affirment Les Echos. Le diabète vient de prendre la première place des affections, avec 1,9 million de malades (+ 6,5 %) et un coût estimé à environ 10 milliards d’euros, passant devant les cancers (+ 3,7 %).

Une seule obsession « réduire les déficits »

La maîtrise des ALD deviendrait donc essentielle pour « équilibrer » les comptes de la Sécurité sociale, mais si aucune solution n’a encore été trouvée, par contre « Un décret paru dimanche ferme l’accès au régime des ALD au titre de l’hypertension [uniquement pour les nouveaux malades], mais l’économie sera modeste [20 millions]. Quant à l’idée de ne plus rembourser tous les soins à 100 %, évoquée en 2008, elle a été enterrée », précise le quotidien économique.

Ainsi, il faut à tous prix concurrentiels trouver d’autres « gisements d’efficience » que les ALD pour réduire les déficits chroniques de l’Assurance maladie. Aussi plusieurs secteurs sont déjà visés en vue du budget 2012 :

  • Les médicaments prescrits à l’hôpital, surtout les nouvelles molécules jugées « trop onéreuses » ;
  • Les soins hospitaliers, Le rapport dénonce « une absence de cohérence dans les tarifs et remboursements aux assurés » ;
  • Certains actes cliniques dont le coût est plus élevé que dans le public. C’est le cas pour les endoprothèses vasculaires - 80.000 séjours pas an -, certains pontages aortocoronariens, la chirurgie de l’obésité, etc. ;
  • De plus, l’assurance-maladie critique « une grande hétérogénéité des durées moyennes d’arrêt de travail pour des situations identiques ». Si les durées étaient mieux « harmonisées », dit le rapport, l’économie atteindrait 125 millions.


Rien sur le détournement des économies des états vers les mains avides des rapaces de la spéculation. Rien sur la situation dramatique d’une population qui s’appauvrie et se prive de plus en plus de soins, faute de moyens pécuniaires. Face aux exigences d’une nouvelle gouvernance financière qui s’impose au sein de l’Etat, l’esprit est à la collaboration avec l’inadmissible et l’on en vient à soigner le cancer spéculatif et à priver le malade.

Un seul remède est possible contre cette épidémie, une séparation rapide entre l’agent virale que sont les banques financières et leurs hôtes, les banques de dépôt. Administrons donc immédiatement à celles-ci un Glass-Steagall !

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Vos commentaires

  • Le 15 juillet 2011 à 16:31
    par EDITH

    Depuis 1983 les charges sociales des entreprises ,concernant la maladie n’ont augmenté que de 0,96%,la sécu joue 20 milliards d’euro ,avec sa banque "l’acoss" sur le marchè obligataire de la city chaque année,et comme il ya de moins en moins de gens qui travaillent et que les entreprises sont délocalisées et bien on peut crever ils s’en fichent.Il y a 15 ans dans ma boîte une drh s’est absentée 1 an ,pour un cancer du sein, à son retour le receveur lui a dit "1 an pour un si petit truc c’est beaucoup cela coûte cher à la sécu".aujourd’hui pour un accident de travail c’est plus d’un tiers du salaire en moins et il y en a encore beaucoup qui disent que nous sommes en démocratie !le droit à la santè est inscrit dans le préambule de la consttution de 1958 mais qui l’applique puisque la plupart des medecins passent dans le régime non conventionné,Rabelais, Hypocrate et Avicennes où etes vous ils sont devenus fous !!!

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  • Le 14 juillet 2011 à 08:46
    par max TERNON

    je crois me souvenir d’un précédent historique...
    au nom de "l’efficacité économique" n’y aurait-il pas eu en Allemagne dans un passé pas si éloigné, un plan visant à "assainir" la population de tout ces "poids morts" coutant plus cher qu’ils ne rapportent...

    Répondre à ce message

  • Le 13 juillet 2011 à 23:11
    par petite souris

    La Sécurité Sociale possède de très nombreux logements et immeubles d’habitation dans Paris.
    Qu’elle les vende, la Sécu n’a pas vocation à être prestataire de logements ni place Vauban, ni le long du Champs de Mars dans le 7° art de Paris .....

    Répondre à ce message

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