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Sarkozy découvre la réalité géostratégique russe

La rédaction
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13 octobre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Si la presse internationale a surtout insisté sur le regard froid et dur de Vladimir Poutine à la fin de la visite de deux jours du président français Nicolas Sarkozy - résultat des fortes divergences sur les dossiers « chauds » que sont l’affaire iranienne et l’indépendance du Kosovo - le bilan final du voyage pourrait se révéler fort utile. Rappelons que Sarkozy avait mobilisé une rhétorique musclée à l’égard de la Russie sur des sujets que Jacques Chirac avait soigneusement évités : Tchétchénie, droits de l’homme ou encore traitement « impérial » infligé aux anciens pays satellites de la Russie. Devant ses ambassadeurs réunis à Paris, Sarkozy avait même critiqué une Russie qui « impose son retour sur la scène mondiale en jouant avec une certaine brutalité de ses atouts, notamment pétroliers et gaziers », l’accusant d’être « un pays qui complique la résolution des grands problèmes du monde », plutôt qu’un « facilitateur ».

Cette rhétorique a commencé à fondre quarante-huit heures avant le voyage de Sarkozy. Ce dernier, accompagné de sa conscience diplomatique Jean-David Levitte, a laissé Kouchner mariner tout seul à Paris. Pourtant, comme l’écrit le commentateur politique Dmitri Kossyrev de RIA Novosti, la France a eu « le privilège d’exprimer un point de vue différent de celui de son interlocuteur, tout en restant en bons termes avec lui ». Cette perspective est illustrée par l’invitation formulée à l’adresse du prochain président russe, en 2008, à se rendre au cosmodrome de Kourou (Guyane) pour assister au premier lancement d’un satellite européen par une fusée porteuse russe, ainsi que par l’intérêt des investisseurs français pour Gazprom, les accords éventuels dans le secteur pharmaceutique et cosmétique ou encore les projets de création de nouvelles versions cargo d’Airbus. Déjà, au mois de juillet de cette année, le géant pétrolier français Total avait été choisi par Gazprom pour co-exploiter les réserves de gaz de Chtokman, dans la mer de Barents.

S’interrogeant sur la thèse selon laquelle Sarkozy aurait ruiné l’héritage de Chirac en politique étrangère, Kossyrev estime qu’à l’époque de l’alliance Poutine-Chirac-Schröder, leurs efforts visaient essentiellement à « contenir les actions militaires dévastatrices d’une Amérique bercée par les illusions de sa toute puissance ». Aujourd’hui, écrit-il, un peu dans l’esprit de Kennebunkport, « le géant affaibli et privé d’illusions doit être non pas contenu, mais soutenu, il faut l’aider à occuper une autre place dans la politique mondiale, parce que la politique mondiale a également changé : à présent, le monde est préoccupé non par la recherche de moyens de se soustraire aux actions brusques des Etats-Unis, mais par le comportement de nouvelles puissances qui prétendent elles aussi à leur part de leadership ».

« C’est pourquoi il y a une grande différence entre un Nicolas Sarkozy tendant une main amicale aux Américains et l’hypothétique adhésion d’un Jacques Chirac à la guerre en Irak. Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine n’ont pas de divergences à ce sujet. Bien plus, selon des sources bien informées, les entretiens de Moscou ont prouvé qu’aucune querelle au sujet de l’Iran n’aurait lieu. Au contraire, la France qui a d’abord suivi l’appel de George W. Bush à participer à une "attaque psychologique" contre Téhéran, est maintenant encline à suivre attentivement, pour quelque temps, les résultats de la Russie qui applique une politique tout à fait différente à l’égard de l’Iran. Elle attendra ainsi le bilan de la visite de Vladimir Poutine à Téhéran, qui aura lieu prochainement. »

Pour sa part, l’économiste américain Lyndon LaRouche estime que ce changement soudain de comportement de Sarkozy à Moscou est aussi le reflet d’efforts venant de forces institutionnelles françaises cherchant à orienter la politique du Président dans une direction plus conforme aux objectifs de la nation française.

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