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Sarkozy et Trichet ferraillent sur le statut de la BCE

La rédaction
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La Banque Centrale Européenne (BCE) a froidement rejeté comme « inacceptable » les tentatives françaises d’influencer la politique monétaire européenne

20 juillet 2007, (Nouvelle Solidarité) - La Banque Centrale Européenne (BCE) a froidement rejeté comme « inacceptable » les tentatives françaises d’influencer la politique monétaire européenne. La France n’a pas cédé et pense que les autres pays européens qui souffrent d’un euro trop fort finiront par la soutenir.

Dans une riposte sans précédent, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet a répété avec gravité dans un communiqué que « toute tentative visant à influencer la BCE dans le cadre de l’exercice de ses fonctions violerait l’article 108 du traité européen et que, par conséquent, ces déclarations ne sont pas acceptables » Pour appuyer son argument, Trichet rappelle que l’article 108 du traité de Maastricht définit avec précision que la BCE doit être indépendante des autres institutions européennes et des gouvernements nationaux et souligne que les autorités européennes devraient « respecter ce principe » et ne pas chercher à influencer les responsables de la BCE.

Trichet répondait essentiellement à un entretien accordé au journal International Herald Tribune (IHT), par le ministre français des affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Ce dernier y affirmait que Paris chercherait à convaincre les ministres des finances de la zone euro de confronter directement la BCE sur la question des taux d’intérêts. « Vous pouvez influencer les décisions de la Banque centrale européenne en ayant des discussions plus ouvertes à propos des motivations qui justifient les décisions sur les taux (d’intérêt) » disait-il.

Déjà, dans sa lettre de mission à Christine Lagarde, rendue publique début juillet, Sarkozy avait spécifié que « Les pays membres de la zone euro doivent d’abord rechercher une plus grande convergence de leurs politiques économiques. Ils doivent ensuite pouvoir dialoguer réellement avec la Banque centrale européenne afin de doter la zone euro d’une stratégie monétaire. » La ministre est chargée d’examiner « dans quelle mesure pourrait être élaboré un accord entre l’Eurogroupe et la Banque centrale européenne permettant de préciser les conditions de ce dialogue et les modalités de mise en oeuvre d’une politique de change ».

Suite à la déclaration de Trichet, Sarkozy a justifié sa politique en invoquant l’article 111, qui spécifie que « Le Conseil peut formuler des orientations générales sur la politique des taux d’intérêts » Sarkozy s’était plaint plusieurs fois d’un euro trop fort - ayant atteint mercredi son niveau le plus élevé à 1,3833 $ - et pense qu’un euro plus faible permettrai à la France de relancer ses exportations.

« Nous n’avons pas l’intention de reformer le traité ou de remettre en cause l’indépendance de la BCE » disait Jouyet, « mais quand on évalue la situation économique d’un pays, il faut prendre en compte l’ensemble des données : taux d’échange, taux d’intérêt, finances public et croissance. Nous voulons aborder ces questions. C’est l’esprit du traité et le but de l’Eurogroupe. »

Sarkozy a également demandé à Merkel, en tant que présidente du G-8, de mettre le « dumping monétaire » sur l’agenda international. En réponse à Sarkozy, Merkel a critiqué un « mauvais type d’interventionnisme » et Thomas Enders, le président fraîchement nommé d’Airbus, prétendant qu’il « ne fait pas de politique », a affirmé que par le passé « on a su faire face à un dollar faible ».

L’IHT commentait que « La réticence d’Enders pour appuyer sur le voyant d’alarme des monnaies est en contradiction avec les vues de Sarkozy qui cherche à faire valoir ses promesses électorales en cherchant une plus grande influence sur la BCE. La rhétorique de Sarkozy a provoqué un levé de boucliers en Europe, renforçant les peurs de certaines capitales d’un nationalisme économique français résurgent. »

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