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Sauvageons en prisons ? No future…

La rédaction
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17 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — La « criminalité enfantine » est en hausse, affirme Rachida Dati. Dans le contexte des "réformes" Sarkozy, la ministre de la justice nous assène de chiffres et statistiques pour prouver à la France la nécessité d’emprisonnement des mineurs de 13 à 18 ans :

  • 785 mineurs condamnés au 1er mars 2008
  • 150 % de croissance des condamnations pour violence en 2006
  • 80 % d’augmentation des condamnations pour délit des mineurs de 13-16 ans en 2006
  • 2.000 délits exécutés par des mineurs de 13 ans (stupéfiants, violences…)

Les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), issus de la loi Perben votée au parlement en 2002, sont mis en place pour redresser les « sauvageons ». De plus le ministère de la justice veut réfléchir aux « évolutions » de l’ordonnance de février 1945 relative au droit pénal des mineurs. Entendez : revenir à une vision de l’enfance digne du XIXe siècle et des sociétés victoriennes.

La magistrate Hélène Franco s’inquiète : « Depuis 2002, les autorités ont privilégié l’incarcération à l’éducation […] C’est une réforme à contretemps, il n’y a pas d’urgence à réformer l’ordonnance de 1945, où est l’aggravation ? La délinquance juvénile est en baisse depuis neuf mois. »

D’autres faits démontrent l’ignominie d’un système du tout répressif. Dix mois après l’ouverture du premier EPM, à Mézieux (Rhône), des incidents se multiplient et des voix s’élèvent contre le fonctionnement de ces établissements. Après le suicide d’un détenu de 16 ans en février 2008, plusieurs juges pour enfants de Bourg en Bresse refusent de faire incarcérer des mineurs dans cet établissement. Selon la Fédération syndicale unitaire (FSU) des personnels pénitentiaires, on recense 72 tentatives de suicide parmi les 160 détenus incarcérés en EPM depuis 7 mois.

Coupables ! Coupables nos enfants ?

Lorsqu’une société condamne les plus faibles, ne se condamne-t-elle pas et avec elle son futur ?

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