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Sauver l’Europe ? Pour Michel Rocard la priorité consiste à couper les banques en deux

La rédaction

12 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Mauvaise surprise pour tous ceux qui ont dépensé argent, encre et salive pour tenter de ridiculiser la mesure phare du candidat présidentiel Jacques Cheminade, celle de la nécessité impérative de « couper les banques en deux », séparant rigoureusement les activités classiques de dépôt et d’épargne du poison spéculatif distillé dans les salles de marchés.

En effet, alors que Jamie Dimon, le grand patron de la banque JP Morgan, avait juré il y a un mois qu’il ne s’agissait que d’une « tempête dans un verre d’eau », aujourd’hui, après avoir découvert l’information en feuilletant le Wall Street Journal, il est bien obligé d’admettre qu’un trader de la banque à Londres, surnommé « la baleine de la Tamise », en faisant des paris hyperspéculatifs sur des CDS, a provoqué des pertes d’au moins 2 milliards de dollars au cours des six derniers mois.

Comme le note la presse financière, ce scandale ne fait qu’ajouter de l’eau au moulin de tous ceux qui plaident pour la scission bancaire. Robert Reich, l’ancien ministre du Travail de Bill Clinton, a immédiatement saisi la balle au bond en exigeant qu’on rétablisse au plus vite le fameux Glass-Steagall Act, la loi imposée en 1933 par Franklin Roosevelt imposant la stricte séparation des banques.

En France, c’est Michel Rocard qui rappelle l’urgence de cette situation. Interrogé le 10 mai sur Radio Classique - Public Sénat par Guillaume Durand, l’ancien Premier ministre, pour qui l’avenir de l’Europe se joue « dans les dix jours qui viennent », a estimé que le volet croissance souhaité par François Hollande est menacé par « les sommes colossales qui sont dans les paradis fiscaux et qui sont finalement dans une sorte de bataille contre l’Etat ». « Cette menace, a-t-il poursuivie, est mondiale, elle concerne tout le monde, et pas seulement la France de manière isolée. L’avantage d’avoir une expérience de gauche et l’élection de François Hollande en France, c’est que la France aura probablement le courage de prendre de son côté quelques-unes des mesures qu’il faudrait prendre mondialement, mais qui ne commenceront que si certains montrent l’exemple.

« Je pense à la séparation absolue des banques de dépôt – quand on gère les dépôts des autres et de l’économie, il ne faut pas prendre de risque. Cela devrait être interdit. Et ça a été interdit pendant 70 ans, grâce à Franklin Roosevelt en 1933 et on l’a abandonné. Ça s’appelait le Glass-Steagall Act, dont le nom est ressorti de temps en temps. C’est dans les années 1995-2000 qu’on a abandonné cela, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, et depuis, nous avons des grandes crises financières tous les cinq ans. Il y en a encore une qui menace. Là, nous ne sommes plus en Europe, mais mondialement, et c’est gravissime en effet. Ça menace tout le monde. Mais on peut tout de même prendre des mesures de protection, localisées, et j’espère beaucoup que non seulement le Président Hollande pourra les imposer en France, mais qu’en plus, ce sera le cœur des négociations européennes.

« Car en Europe, il ne faut pas seulement négocier la sortie de la crise de l’euro, et un complément d’incitation à l’investissement, et à la poursuite de la recherche scientifique, qui est la croissance de demain, qu’il ne faut pas naufrager dans le souci de payer la dette. C’est ça l’enjeu des discussions. Mais c’est aussi le problème de savoir si on va pouvoir se protéger de la crise mondiale qui, elle, nous menace toujours. Et qui était le grand oublié de la campagne électorale. »

Vu les intérêts en jeu, l’on comprend mieux pourquoi certains se sont acharnés avec une telle passion à faire taire Jacques Cheminade...


Couper les banques en deux en 1 minute chrono par Cheminade2012

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  • petite souris • 12/05/2012 - 20:11

    Le courage de monsieur Rocard est édifiant !!!
    C’est un homme politique....
    .......Il aurait pu être un homme d’état et soutenir Jacques qu’il connait et aujourd’hui il s’approprie ses idées....
    .......Il aurait pu avoir de l’honnêteté et de la dignité de parler de Jacques comme le seul candidat qui ait parlé de cela.
    à son âge,
    .......il aurait dû avoir de la grandeur !!!
    Il cherche à avoir encore un rôle...

    Le résultat est malgré tout positif puisque les idées sont dites !!!!!!

    Répondre à ce message

  • Eric • 12/05/2012 - 20:43

    Michel Rocard a écrit : "Ça s’appelait le Glass-Steagall Act, dont le nom est ressorti de temps en temps. C’est dans les années 1995-2000 qu’on a abandonné cela, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe,"

    C’est faux, le Glass-Steagall Act a été abandonné en France en 1984 par Jacques Delors... un "socialiste".

    Répondre à ce message

  • hic & nunc • 12/05/2012 - 16:36

    Maintenant que M. Rocard reconnaît publiquement qu’il prend à son compte les idées de Jacques Cheminade, il pourra dire au canard que certaines relations "professionnelles" ont du bon !
    M. Rocard, il est temps assumer vos amis.

    Répondre à ce message

  • olivier • 12/05/2012 - 14:28

    Il aurait pu faire cette déclaration pendant la campagne avant le premier tour !
    Apportant un soutien au seul candidat qui en parlait de manière claire !
    L’heure est grave dit-il, mais il garde sa réserve pour préserver ses amitiés socialo....!!
    J’aurais honte à sa place, et personnellement, j’ai la nausée.

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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