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Scandale BAE/Al Yamamah : ce que la presse a oublié (?) de dire

La rédaction
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Le scandale des « pots de vin » que l’entreprise britannique d’armement BAE a versés au prince saoudien Bandar et au dictateur chilien Pinochet, n’est que la partie émergée

(Nouvelle Solidarité) Le scandale des « pots de vin » que l’entreprise britannique d’armement BAE a versés au prince saoudien Bandar et au dictateur chilien Pinochet, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les accords d’Al Yamamah entre le gouvernement Saoudien et BAE en 1985 ont porté sur un échange « armes contre pétrole », dont les sommes engagées font passer les 2 milliards de bakchichs en liquide du Prince Bandar pour de l’argent de poche.

Pour payer les quelques 30 milliards d’achat d’armes d’Al Yamamah, l’Arabie Saoudite livre chaque jour depuis septembre 1985, un tanker de 600.000 barils de pétrole brut à la Grande-Bretagne. Ce sont Shell et British Petroleum (BP) qui ont servi d’intermédiaires dans l’opération, en revendant chacun ces barils sur les marchés internationaux. D’après les estimations de l’économiste John Hoefle de l’équipe de l’EIR, la somme totale générée par les ventes quotidiennes des 600.000 barils depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui, est d’environ 120 milliards d’euros.
Sachant que ces barils n’ont pas été décomptés sur les quotas OPEP de l’Arabie Saoudite, ils n’ont coûté au gouvernement de Riyad que leur prix d’extraction et de transport, soit environ 5 dollars par baril. Ce qui fait un coût global sur 22 années d’environ 20 milliards d’euros.

Maintenant, faisons une soustraction simple : 120 milliards de cash, moins les 30 milliards de contrats allant à BAE, moins les 20 milliards qu’ont coûté l’extraction et le transport de ces barils, nous avons un résidu non négligeable d’environ 70 milliards d’euros. Donc la question qui n’a pas été posée jusqu’ici par les médias, mais qui finalement dépasse tous les autres paramètres dans cette affaire, est : « Que sont devenus les 70 milliards d’euros que le gouvernement britannique a protégé ? »

Probablement qu’en allant faire un tour dans les îles (fiscalement) paradisiaques de l’ex-Empire britannique, comme les îles Caïman, les îles Vierges et l’île de Man qui sont devenues des « Territoires d’outre-mer », on pourrait retrouver la trace des 70 milliards. Cependant, si ces anciennes colonies sont devenues des centres financiers à l’image des îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, c’est qu’elles sont totalement protégées par le « droit » britannique.

Notons que ces 70 milliards d’euros, par les effets de levier opéré par les Hedge Funds hébergé dans ces îles et jouant à la City de Londres, sont probablement devenus 140 milliards ou plus. Et cet argent n’ayant pas d’existence légale, il a pu être utilisé à n’importe quelle fin par les intérêts financiers qui contrôlent ce système opaque. Peut-être a t-il financé des rachats d’entreprises ? Peut être a t-il financé des groupes révolutionnaires armés, ou même des hommes politiques ? Ou simplement comblé les déficits budgétaires du gouvernement Blair ?

Ce système de diplomatie sale et d’argent sauvage joue un rôle moteur dans la mondialisation financière. Les dessous du système sont à la vue de tous. Est-ce qu’une politique de tolérance ou d’adaptation à ces pratiques (comme elle est si bien admise des deux côtés de l’assemblée française jusqu’ici) ne reviendrait-elle pas à prétendre à la vertu dans une maison close ?

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