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Scandale pétrolier : Cheney pris la main dans le baril

La rédaction
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Alors que l’appel de Lyndon LaRouche à la démission ou la destitution du vice-président américain est repris par de plus en plus de personnes et d’institutions, en raison de ses mensonges à propos d’Irak, il fait simultanément l’objet d’attaques sur un autre front. Selon l’Observer du 14 juillet, pour la première fois depuis le début de la guerre, on a vendu du pétrole irakien fraîchement pompé, qui ne venait donc pas des réserves. La livraison est partie le 13 juillet à destination de la British Petroleum (BP) qui a acheté 2 millions de barils à un prix se situant à « 5 dollars en dessous du prix standard d’un baril américain ». La semaine d’après, Texaco-Chevron devait recevoir 2 millions de barils et Shell la même quantité un peu plus tard. Environ trois-quarts du pétrole en question seraient destinés aux Etats-Unis.

Les recettes de ces ventes iront au « Fonds de développement pour l’Irak » géré par les Etats-Unis qui, comme l’a révélé EIR, a accordé des contrats à Halliburton, géant de l’énergie et de l’ingénierie dont Dick Cheney était le PDG avant de rejoindre la Maison Blanche, et qui continue de lui verser des sommes mensuelles dans un compte bloqué. La capacité actuelle de pompage en Irak est d’environ 323 000 barils par jour, qui ne suffisent pas, et de loin, à financer les coûts de l’occupation anglo-américaine du pays. Par conséquent, on prévoit d’augmenter considérablement le niveau. Dans la deuxième semaine de juillet, Brown and Root (filiale de Halliburton) et le génie militaire américain ont eu une conférence de quatre jours à Bagdad avec des responsables irakiens du pétrole pour discuter des moyens d’augmenter la production à 3 millions de barils par jour. Des experts au Center for Global Energy Studies, de même qu’à l’EIR, estiment qu’il faudrait trois ans pour atteindre cet objectif, ce qui signifie moins de fonds de disponible.

Par conséquent, comme le note l’Observer, « des voix au sein du gouvernement américain ont soumis une solution inédite », selon laquelle « la banque Export-Import américaine, l’organisme publique pour la promotion du commerce, a lancé une campagne pour l’émission de titres financiers sur les recettes futures du pétrole irakien afin de financer les travaux de reconstruction des contractants étrangers ». Ce plan est illégal dans le cadre de la résolution onusienne en vigueur, puisqu’il compte vendre dès maintenant les recettes que rapporteront les ventes futures de pétrole. Selon l’Observer, Halliburton et Bechtel Corporation sont parmi les promoteurs de ce plan qui affirment qu’il permettrait de combler le manque immédiat de fonds, tout en soulageant le budget américain et assurant une garantie de paiement susceptible « d’amener les entreprises américaines les plus compétentes à travailler dans un pays instable ». Cependant, les directeurs des géants pétroliers ne sont pas convaincus. Selon le Financial Times du 25 juillet, ils ont fait part aux autorités américaines de l’inquiétude suscitée par « le manque de légitimité politique de l’autorité irakienne soutenue par les Etats-Unis », ainsi que par le manque de sécurité.

Des documents obtenus de la Commission sur l’énergie (Energy Task Force) présidée par Dick Cheney, et datés de mars 2001 ( !) comportent des cartes de champs pétroliers, oléoducs, raffineries et terminaux en Irak, ainsi que des « blocs de forage ». On y trouve aussi une liste de « Prétendants étrangers aux contrats des champs pétroliers irakiens » - dont aucun n’était alors américain.

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