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Schreiber, l’affaire « Iran-Contra » et le BAC

La rédaction
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L’homme d’affaires et marchand d’armes Karlheinz Schreiber est associé depuis longtemps à certains cercles du BAC (Commonwealth anglo-américain), auxquels appartient notamment l’ancien Premier ministre canadien Brian Mulroney. Schreiber a également travaillé pour le service de renseignement extérieur allemand (BND), selon certains sous le nom de code « Hun ». On peut supposer que certains partenaires « commerciaux » de M. Schreiber étaient liés à des agences de renseignement occidentales, ainsi qu’à la division du renseignement est-allemand (STASI) chargée entre autres des livraisons d’armements (KoKo/IMES) et dirigée par Alexander Schalck-Golodkowski.

Des sources dignes de foi nous ont confié que Schreiber faisait partie de la « filière allemande » du réseau Iran-Contra, dirigé à l’époque par le vice-président américain George Bush. Au cours des années 80, il aurait collaboré avec le général Secord, un agent américain de ce réseau. On croit savoir que Schreiber était impliqué dans la livraison de fusils d’assaut fournis par l’IMES et destinés au Nicaragua via le Canada et le Panama. Il connaîtrait ainsi les dessous de l’assassinat, en octobre 1987 à Genève, d’Uwe Barschel, personnalité de la CDU allemande.

Schreiber, qui détient un passeport canadien et allemand, est actif au Canada, dans la province d’Alberta, depuis le milieu des années 70. C’est là qu’il a noué ses « relations spéciales » avec les élites anglo-canadiennes et leurs collaborateurs aux Etats-Unis. Comme Schreiber l’a déclaré lui-même, « sans mon argent, Mulroney ne serait jamais devenu Premier ministre ». Il était également lié à Frank Moores, l’ancien gouverneur de Terre-Neuve qui, de concert avec Conrad Black de la Hollinger Corporation, facilitait la carrière politique de Brian Mulroney. Ils ont aidé ce dernier à écarter Joseph Clark de la présidence du Parti conservateur canadien en 1983. Deux ans plus tard, Mulroney était chef de gouvernement.

A la fin des années 70, Moores promut en Terre-Neuve le projet de raffinerie de pétrole d’un certain John Shaheen, que l’on retrouvera plus tard au cours des enquêtes américaines sur le réseau Iran-Contra. A l’époque du projet pétrolier de Terre Neuve, le conseiller juridique de Shaheen était William Casey, futur directeur de la CIA... au moment des opérations Iran-Contra. Vers le milieu des années 90, l’ancien Premier ministre Mulroney, de même que George Bush, rejoindront le conseil d’administration de Barrick Gold, un instrument « commercial » majeur des intérêts du BAC dans les matières premières de la région des Grands Lacs africains.

En août dernier, Schreiber a été arrêté au Canada, suite à une demande d’extradition de la part de l’Allemagne où il est accusé d’évasion fiscale. A l’époque, Frank Moores et deux anciens ministres du gouvernement Mulroney auraient versé chacun 100 000 dollars canadiens pour assurer sa liberté provisoire.

Schreiber a joué le rôle de « médiateur » dans deux importants contrats d’armes pour le Canada : 1) le projet « Bear Head » de production de chars légers sous licence de Thyssen, qui ne s’est jamais réalisé, et 2) le transfert de 24 millions de marks de Thyssen à une compagnie du Panama, ATG, pour « services rendus » (mais non précisés) dans la vente de chars légers Fuchs de Thyssen à l’Arabie saoudite en 1991. ATG appartient au groupe Kensington anglo-canadien.

Il semble certain que les amis anglo-canadiens de Schreiber savaient que, s’il était poursuivi par les autorités allemandes pour évasion fiscale, l’homme d’affaires commencerait à « parler », notamment au sujet du financement illicite des partis politiques en Allemagne.

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