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Schroeder en Chine

La rédaction
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La visite du chancelier allemand Gerhard Schroeder en Chine, pour la seconde fois cette année, a été sa première rencontre officielle avec le nouveau Président chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, entrés en fonctions depuis quelques mois seulement. Les discussions de Schroeder à Pékin marquent une nouvelle avancée dans la coopération entre la Chine et l’Allemagne, coordonnée avec la France, mais qu’il faut également considérer dans le contexte du rapprochement entre Pékin, l’Inde et la Russie.

L’Allemagne et la Chine ont affiché leur convergence de vue sur la nécessité de faire prévaloir la diplomatie sur la force militaire dans les conflits impliquant l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et la Corée du Nord. Dans leur conférence de presse conjointe, le chancelier allemand et le Premier ministre chinois ont déclaré qu’il fallait accorder la priorité au multilatéralisme sur l’unilatéralisme, à la force du droit international sur la « loi du plus fort ». Il est important de noter ici que Schroeder a explicitement félicité la diplomatie chinoise pour son rôle décisif dans l’instauration des discussions à six sur la Corée du Nord.

De plus, Schroeder a annoncé qu’il se joindrait aux efforts de la France pour lever l’embargo sur les armes contre la Chine, décidé en 1989 par l’Union européenne, parce que « la Chine d’aujourd’hui n’est plus celle des événements de la place de Tienanmen ». Autre point tout aussi important, Schroeder a réaffirmé que l’Allemagne soutient la politique d’« Une Chine » et ne veut pas s’engager aux côtés de ceux (en particulier les Etats-Unis) qui veulent provoquer un durcissement de la position de Pékin sur la question de Taiwan.

En ce qui concerne les relations économiques entre la Chine et l’Allemagne, les deux autres étapes du voyage chinois de Schroeder, Guangzhou dans le Sud et Chengdu dans l’ouest, ont permis de souligner l’intérêt de l’Allemagne à participer de manière substantielle à l’industrialisation de ces régions. Dans le Delta de la rivière des Perles autour de Guangzhou, qui abrite le centre chinois de l’industrie légère, la Chine compte sur l’aide de l’Allemagne pour développer d’autres activités industrielles, en particulier dans l’automobile et la machine-outil. A Chengdu, l’assistance allemande est souhaitée pour transformer une économie essentiellement agraire en structure de production industrielle. Autre point important : la vente prévue par l’Allemagne à la Chine, d’une usine permettant de produire le mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium pour en faire du combustible destiné aux centrales nucléaires. Bien que l’usine de Hanau ait été fermée en 1995 sous la pression du parti Vert, elle reste l’une des plus modernes au monde dans cette technologie et occupe une place importante dans les projets chinois pour développer leur secteur nucléaire civil. Au-delà, cet accord est une porte ouverte à une coopération suivie entre l’Allemagne et la Chine, dans l’industrie nucléaire et d’autres secteurs à haute technologie tels l’aérospatial, dont le potentiel ne doit pas être sous-estimé. La part chinoise dans l’accord de coopération entre l’Union européenne et la Chine sur le projet spatial européen Galileo (signé à Pékin fin octobre) est un indicateur de ce potentiel.

Bien que l’on n’ait pas annoncé, durant la visite de Schroeder, de suite concrète au projet germano-chinois réalisé à Shanghai - la première ligne commerciale de train à lévitation magnétique du monde - le ministre chinois des Chemins de fer a déclaré le 2 décembre qu’il voulait que l’Allemagne participe à la remise à niveau de 20 000 kilomètres de réseau ferroviaire pour la circulation de trains conventionnels à grande vitesse. Après tout, ceci représente plus de la moitié du réseau ferroviaire allemand actuel. La proportion accrue d’entrepreneurs de la Mittelstand (PME-PMI) dans la délégation de 36 représentants de l’industrie qui accompagnaient Schroeder dans ce voyage indique que les engagements futurs de l’Allemagne en Chine seront élargis au-delà des projets conjoints existant déjà entre les grandes entreprises des deux pays.

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