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Schwarzenegger invoque les « pouvoirs d’urgence »

La rédaction
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A peine un mois après avoir accédé au poste de gouverneur de Californie, Arnold Schwarznegger a déclaré un état de « crise fiscale », s’arrogeant des pouvoirs d’urgence pour imposer des coupes dans les dépenses, sans l’approbation de la législature de l’Etat. Le 18 décembre, il a déclaré : « J’ai été élu par le peuple de cet Etat pour diriger. Etant donné que les responsables de la législature refusent d’agir, j’agirai sans eux . »

Pour l’année fiscale à venir, on estime que le déficit de la Californie se situera entre 14 et 20 milliards de dollars. Le nouveau gouverneur, fort de ses pouvoirs d’urgence, compte réduire immédiatement les dépenses de 150 millions de dollars, en particulier en sabrant les programmes sociaux. Ensuite, ce sera le tour de l’éducation et de la santé. De plus, il brandit la menace de coupes supplémentaires dans les budgets de la police, des pompiers, des bibliothèques et des parcs municipaux.

Des organisations de policiers ont demandé à Schwarzenegger de renoncer à de telles coupures et, pour les empêcher, plusieurs conseils municipaux envisagent d’intenter des poursuites judiciaires. La première mesure prise par le nouveau gouverneur fut de tenir sa promesse populiste d’annuler le triplement de la taxe sur les automobiles et maintenant, pour compenser le manque à gagner de 300 millions de dollars de recettes fiscales, il veut faire payer les pauvres.

Les mesures de Schwarzenegger montrent que son accord bipartisan avec les démocrates de la législature, conclu une semaine auparavant, n’était pas sérieux. Ce compromis portait sur deux référendums qui seront soumis aux électeurs le 2 mars prochain : l’un autorisant l’Etat à emprunter 15 milliards de dollars et l’autre imposant un plafond aux dépenses publiques. Cet emprunt est destiné à solder le déficit de l’année dernière.

Les pouvoirs d’urgence que s’est arrogés Schwarzenegger correspondent à la ligne politique prônée par George Shultz, son mentor et ayatollah de l’austérité, quand il affirmait que si la législature, avec sa majorité démocrate, ne se pliait pas aux demandes du gouverneur, elle serait mise hors jeu.

Le problème de la Californie, ce n’est pas un « trop-plein d’Etat », ni une taxation excessive, mais sa transformation en économie postindustrielle. Remplacement des emplois industriels bien payés par des petits boulots de service, refus de réinvestir dans de grands projets d’infrastructure, révoltes fiscales populistes qui ont torpillé le financement des services publics locaux, tout cela a contribué à l’insolvabilité de l’Etat.

Les contradictions qui ont marqué la campagne du « monstre » hollywoodien se manifestent plus clairement depuis qu’il est à l’oeuvre. Grugés par la machine bien huilée de la star, les électeurs sont aujourd’hui confrontés aux conséquences de leur aveuglement, avec la réduction massive de l’activité des services publics, une augmentation des redevances et le démantèlement de l’infrastructure. Toutefois, les électeurs californiens auront l’occasion de faire entendre la voix de la raison le 2 mars, non dans les référendums sur les initiatives budgétaires, mais en votant Lyndon LaRouche dans la primaire démocrate.

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