Solidarité & progrès

Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race.

AccueilActualité
Brèves

Scott Ritter évalue la résistance irakienne

La rédaction
visites
795
commentaire

Dans un commentaire paru dans l’International Herald Tribune du 23 juillet, l’ancien inspecteur en armements des Nations unies, Scott Ritter, a présenté un sombre tableau de la situation militaire sur le terrain en Irak, sous le titre : « Les gens de Saddam sont en passe de gagner la guerre ». Selon Ritter, qui était en mission en Irak de 1991-98, le gouvernement du Premier ministre Iyad Allaoui est condamné d’avance. Plus il fait d’erreurs, plus il aura besoin du soutien des Etats-Unis. « Et plus Allaoui reçoit de soutien américain, plus il sera discrédité aux yeux du peuple irakien - tout cela crée de nouvelles opportunités que la résistance irakienne peut exploiter . »

Son évaluation de la force et de la nature de la résistance est cohérente avec les rapports recueillis auprès de nos propres sources : loin d’être l’opération incontrôlée d’une poignée de fidèles de Saddam, il s’agit d’une force bien entraînée et coordonnée au niveau international. Ritter note aussi qu’au cours des années 90, Saddam Hussein avait abandonné sa position idéologique nationaliste et laïque pour se rapprocher de l’Islam extrémiste, en vue de coopter les forces islamistes alors de plus en plus populaires. Ce processus « n’a pas été très remarqué à l’Ouest ».

Le 9 avril, rappelle l’ancien inspecteur, il n’y a pas eu de reddition formelle des forces irakiennes, elles « se sont simplement fondues dans la population » avant de réapparaître. Parmi les dirigeants de la résistance, il a cité plusieurs notables de l’ancien régime qui sont recherchés mais n’ont jamais été arrêtés, comme l’ancien vice-Président al-Douri et son adjoint, Rafi Tilfah, ancien chef du Directoire de la sécurité générale. A propos de ce directoire, dont les bureaux avaient été perquisitionnés par Ritter lui-même, il commente qu’« il n’y a pas d’individu, de famille, de clan ou de mouvement islamiste que le DSG ne connaisse intimement ». Son constat : « La politique américaine en Irak ne peut pas ou ne veut pas voir la réalité de l’ennemi sur le terrain ».

Vous avez adoré cet article ? Rejoignez-nous !

La chronique du 16 octobre le monde
en devenir

Don rapide