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Scowcroft et Brzezinski : arrêtons les provocations contre l’Iran !

La rédaction
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Paris, le 31 juillet (Nouvelle Solidarité)—Alors que les candidats présumés à la Maison Blanche, les sénateurs John McCain et Barack Obama, rivalisent dans leurs menaces contre l’Iran, deux anciens conseillers présidentiels à la Sécurité nationale ont mis en garde contre la rhétorique sur le bombardement de ce pays, lors d’une conférence au Center for Strategic and International Studies (CSIS) de Washington. « Arrêtons les ’est-ce qu’on les bombarde maintenant ou une fois qu’ils auront la bombe ?’ Ce n’est pas utile », déclara Brent Scowcroft, conseiller de Gerald Ford et de George Bush père en matière de sécurité. Selon lui, une telle approche « n’est pas la bonne, » elle « militarise le problème ».

Quant à Zbigniew Brzezinski, l’un des membres les plus influents de l’administration du président Jimmy Carter, il estime que la population ne devrait pas considérer une attaque préemptive contre l’Iran comme justifiée, « car je pense que cela mènera à une catastrophe ». Il rejette l’idée de « garder toutes les options sur la table », car cela entrave le processus de négociation, à la fois en présentant les Iraniens comme une menace et en les poussant à adopter une position plus dogmatique et nationaliste à l’égard des Etats-Unis. La banalisation des discussions sur des attaques aériennes légitimisent le recours à la force militaire et peuvent « tenter les Israéliens d’en faire encore plus usage », selon Brzezinski. Il a ensuite prévenu qu’une guerre avec la République islamique engagerait les Etats-Unis sur quatre fronts — Iran, Irak, Afghanistan et Pakistan — probablement pour vingt ans.

Entre-temps, le chef d’état-major, l’amiral Mike Mullen, a confié à Jim Lehrer, de PBS, qu’à son avis, les Etats-Unis n’ont pas les moyens de mener une guerre contre l’Iran en ce moment. Pour lui, « l’option militaire (...) augmente l’instabilité dans une partie du monde déjà instable. Les conséquences inattendues de cette attitude me causent bien des soucis ». Lors d’une interview antérieure à Fox News, Mullen avait qualifié d’« encourageantes » les discussions à Genève sur le programme nucléaire iranien, auxquelles participait le sous-secrétaire d’Etat William Burns. Il y a quelques semaines, il aurait jugé impossibles de tels entretiens.

Depuis un bon mois maintenant, un groupe d’officiers et de diplomates à la retraite mène une campagne au Congrès contre un projet de loi imposant un embargo sur les produits pétroliers raffinés à destination de l’Iran, prévoyant même l’inspection des navires se dirigeant vers ses côtes. Ce texte, incroyablement provocateur, comptait 247 parrains le 17 juillet, mais trois députés ont retiré depuis leur signature.

Lyndon LaRouche a également dénoncé le danger d’un scénario de type « canons d’août » dans cette région du golfe Persique, élaboré et promu par les cercles financiers synarchistes, principalement depuis Londres, afin d’empêtrer les Etats-Unis dans une guerre permanente. Depuis maintenant six ans, LaRouche appelle à évincer Dick Cheney de son poste de vice-président, en tant que manipulateur le plus évident des attaques contre l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran. Mais, sous l’emprise de démocrates corrompus comme Nancy Pelosi et son pourvoyeur de fonds, le banquier Felix Rohatyn, la direction du Parti démocrate s’y refuse. Comme LaRouche l’a souligné lors de sa dernière conférence internet du 22 juillet, Nancy Pelosi « est du mauvais côté. Elle devrait changer de camp : dehors ! »

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