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Se sentant trahis, les Afro-Américains se rebiffent contre Obama

La rédaction
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4 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Les dix parlementaires noirs qui siègent à la commission des Finances de la Chambre des représentants américains ont boudé le vote sur la réforme de la régulation financière proposée par Obama et Barney Frank. Leur décision a même failli torpiller la loi, finalement adoptée par 31 voix contre 27.

Le boycott fut décidé mercredi matin, avant le vote, à l’issue d’une brève rencontre entre le principal conseiller d’Obama, Rahm Emanuel, Maxine Waters et d’autres membres du Black Caucus. Ce retournement spectaculaire n’est que l’expression de la colère grandissante qui gagne les élus noirs, de plus en plus confrontés aux conditions de vie terribles qui frappent spécifiquement les Afro-Américains, et un Président qui s’aligne toujours sur Wall Street.

Les membres noirs de la commission, par la voix de la représentante démocrate de Californie Maxine Waters, ont expliqué leur décision lors de la conférence de presse qui a suivi le vote :

« En tant que membres afro-américains de la Chambre des représentants, nous sommes parfaitement conscients des conditions économiques extrêmes qui touchent notre communauté. Nous sommes donc chargés de répondre aux questions qui menacent la survie des gens et des institutions que nous représentons. Au cours des dernières semaines, nous avons renouvelé nos discussions sur les engagements qui nous tiennent à cœur et pour lesquels nous nous sommes battus tout au long de notre carrière.

Les saisies de logement, le chômage, l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises et l’équité dans l’attribution des emplois au niveau fédéral et dans les appels d’offres ne sont que quelques-uns des sujets sur lesquels nous continuons à travailler. Nous faisons partie de la commission des Finances et nous avons manqué de vigueur dans nos efforts pour protéger les plus fragiles. Nous ne pouvons pas formuler une alternative au risque systémique sans définir de mesures pour empêcher l’écroulement de ce qui charpente notre communauté.

Depuis septembre dernier, nous avons constamment voté pour les plans de renflouement et la réforme des institutions qui sont à l’origine de ce désastre, sans protéger correctement la communauté afro-américaine ni les PME-PMI. C’est terminé à partir d’aujourd’hui. Si nous admettons le besoin d’une autorité de régulation plus forte, nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la vision de Wall Street déterminer la politique publique. La politique en défense des plus faibles doit faire intégralement partie de tout ce que nous faisons. Nous devons protéger et défendre les individus qui forment notre base, autant que les petites entreprises et les institutions qui les servent. »

Le communiqué présente ensuite le terrible bilan qui frappe la communauté noire américaine. Si le chômage avoisine les 10% aux Etats-Unis, il est de 17,4% pour les Noirs et souvent de 35% pour les jeunes de cette communauté. 28% des Noirs américains survivent avec des tickets alimentaires (Food Stamps), contre 8% chez les Blancs. En 2005, 55% des prêts accordés à la population afro-américaine étaient des subprimes, contre 17% pour les Blancs. En conséquence, chez les Noirs, c’est un propriétaire résidentiel sur 10 qui risque aujourd’hui de perdre son logement, comparé à un sur 25 chez les Blancs. Et la liste est encore longue.

En guise de conclusion, les parlementaires affirment : « Nous ne pouvons plus nier que certaines couches de notre population, y compris la communauté afro-américaine, subissent plus durement la récession. Aujourd’hui, nous sommes ici pour réaffirmer notre engagement en défense des sans voix et nous insistons pour que tous les moyens de l’Etat, qu’ils soient financiers ou dans l’attribution des contrats publics, se plient à une justice élémentaire et une équité qui, historiquement, font défaut. Et nous nous engageons à déployer collectivement toutes nos ressources pour assurer qu’il en soit ainsi ».


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