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Seehofer à l’EIR : la doctrine de coupes budgétaires est discréditée

La rédaction
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Dans une interview accordée au magazine EIR quelques jours avant d’accéder au poste de ministre de l’Agriculture du nouveau gouvernement allemand, Horst Seehofer a reconnu que ce dernier « va devoir faire certaines coupes budgétaires », mais qu’« elles ne seront pas au centre » de la nouvelle politique.

Pour ce dirigeant de la CSU bavaroise, le volume d’investissements prévus dans le budget de 2006 (environ six milliards d’euros) n’est pas suffisant. Néanmoins, il est devenu clair, au cours des négociations pour bâtir la coalition, que « la doctrine économique dominante selon laquelle il faut démanteler les programmes sociaux pour pouvoir relancer l’économie » est définitivement écartée. « Nous disons plutôt : "Nous avons besoin de mesures d’assainissement, mais elles doivent être accompagnées de mesures économiques innovatrices et dynamiques". » Quant à l’endettement, Seehofer estime qu’il n’est judicieux que s’il concerne des investissements à long terme dans l’infrastructure, les universités, les hôpitaux, etc.

Il a évoqué, entre autres, l’infrastructure des transports qu’il faut moderniser, tout en mentionnant le Transrapid. Il a également proposé d’importantes réductions fiscales pour les investissements dans de nouvelles machines, ce qui soulagerait notamment les PMI.

Le journaliste de l’EIR évoqua alors l’idée de Wilhelm Lautenbach consistant à « générer du crédit productif », de telle sorte qu’au lieu de s’endetter davantage, on crée de nouvelles richesses. « Nous sommes tout à fait d’accord, répondit Seehofer. Par exemple, le Premier ministre de Basse-Saxe Christian Wulff (CDU) a amené à nos négociations le journal officiel contenant les décrets d’exception (Notverordnungen) de Brüning, pour nous faire comprendre les effets catastrophiques que l’on déclenche lorsqu’on tue l’Etat à coup d’austérité. Par conséquent, nous ne parlons pas d’"économiser à mort", mais d’une triade : économies, réformes, investissements. »

Les déclarations de Seehofer illustrent bien le principal paradoxe qui se pose à la nouvelle coalition de Berlin : les acteurs ne veulent pas finir comme Brüning, mais ils n’ont pas le courage (du moins, pas pour le moment) d’agir comme un Lautenbach, ou un LaRouche.

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