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Ségolène Royal s’en prend à la Banque centrale européenne

La rédaction
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Le 7 décembre, répondant à la décision de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, d’augmenter les taux d’intérêt d’un quart de point pour atteindre 3,5 %, Ségolène Royal a pris à partie la BCE : « Ce n’est plus à Jean-Claude Trichet de décider à l’avenir de nos économies, c’est aux dirigeants démocratiquement élus. » Il faut donc que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, bien sûr celles de l’Eurogroupe, mais aussi celles du Conseil européen », a précisé la candidate.

Dans un bref entretien en pleine campagne pour obtenir les parrainages pour la présidentielle, Jacques Cheminade a fait le commentaire suivant : « J’accueille avec intérêt les déclarations de Ségolène Royal concernant la Banque centrale européenne. Elle souligne que celle-ci devrait suivre davantage les indications de représentants des pays membres et s’attacher aux intérêts des économies réelles. Cependant, elle ne va pas assez loin, elle ne remet pas en cause le statut de la BCE, et l’on comprend mieux pourquoi lorsqu’on voit François Hollande se précipiter pour affadir son propos. L’on se rappelle que celui-ci a été l’un des principaux collaborateurs de Jacques Delors, qui a établi le statut de la BCE avec un aréopage de banquiers centraux, en dehors de toute représentation des Etats. Je note aussi que le projet du Parti socialiste prévoit de demander une révision des statuts de la BCE pour une meilleure prise en compte de la croissance et de l’emploi. C’est un repère au delà duquel Ségolène Royal devrait aller, comme elle le fait pour d’autres sujets. Car le projet socialiste n’envisage pas la remise en cause de son indépendance : c’est bien cela qui pose problème. »

Dans ses déclarations faites à Porto, la capitale portugaise, lors d’une réunion du Parti socialiste européen, Ségolène Royal reflète l’hostilité de toute la classe politique française à l’égard de la politique d’euro fort de Jean-Claude Trichet, accusée d’être à l’origine du déficit géant du commerce extérieur de la France, qui atteindra 25 milliards d’euro en 2006. A la mi-novembre, c’est Dominique de Villepin qui avait dénoncé « un euro trop fort », alors que Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur, appelait la BCE à ne pas augmenter les taux d’intérêt, étant donné « les difficultés des exportateurs français ». Le gouvernement a aussi soulevé cette question à la réunion de l’Eurogroupe du 27 novembre, mais n’a reçu le soutien d’aucun pays. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré qu’à son avis, « notre taux de change actuel n’entraîne pour le moment aucune conséquence nécessitant des mesures », et Michael Deppler, le directeur du FMI pour l’Europe, est venu en soutien de leur position, en déclarant que l’euro est « correctement valorisé ».

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