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Selon Abdoulaye Wade, « la FAO est un problème »

La rédaction
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17 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — De passage à Paris pour présenter son livre-entretien Une vie pour l’Afrique, le Président sénégalais Abdoulaye Wade est à la recherche d’une aide d’urgence et de semences pour l’agriculture de son pays.

Dans un entretien avec Libération, Wade explique que le Sénégal a hérité sa dépendance des importations de riz de l’époque coloniale. Pendant cette période, la France faisait venir le riz qu’elle produisait abondamment en Indochine et imposait surtout la production des arachides au Sénégal. Cette dépendance a continué après l’indépendance politique. Si le Sénégal importait l’essentiel de son riz de la Thaïlande, il a diversifié ses approvisionnements et aujourd’hui c’est surtout l’Inde qui fournit les 600.000 tonnes de riz annuellement nécessaires pour couvrir ses besoins alimentaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a trois ans, l’Inde a commencé « à envoyer des équipements et des techniciens pour former les Sénégalais à la production de riz » et le Sénégal envisage d’être autosuffisant dans six ans. « Tout à fait possible », affirme Wade.

Libération demande alors ce que l’Inde a pu obtenir en récompense d’une telle coopération.

Wade : « Demandez-leur. Il se trouve que l’Inde investit beaucoup en Afrique. Et que les Indiens sont capables de prêter de l’argent à long terme aux pays africains. Beaucoup plus que l’Union européenne. Il faut y voir une forme de solidarité entre pays en voie de développement. Comme avec la Chine ».

Libération : « C’est oublier qu’ils viennent en Afrique pour s’assurer un accès aux matières premières et à l’énergie… »

Wade : « Pas chez nous, on n’en a pas. »

Questionné sur le pourquoi de sa critique à l’encontre de la FAO, Wade affirme qu’il « faut dire la vérité : la FAO est un problème. Il y a une dizaine d’années, entre 70 et 80% du budget de la FAO était avalé par des dépenses de fonctionnement contre seulement un peu plus de 20% dévolues à des actions sur le terrain. Et aujourd’hui les choses n’ont quasiment pas bougé. La FAO finance des experts, principalement des européens, qui n’apportent pas grand-chose à nos pays. Et ce qui me désespère, c’est que tout cela est comptabilisé dans l’aide pour l’Afrique. La réalité, c’est que l’aide pour notre continent fait vivre beaucoup de monde, mais pas beaucoup d’africains. Il nous reste un mois et demi avant l’hivernage pour planter. Le Sénégal a un gros besoin de semences. Mais si j’attends l’aide de la FAO, rien n’arrivera à temps. Et on aura perdu un an de récolte. C’est pour cela que j’ai lancé un appel à crédits au secteur privé français. »

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