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Selon le général Zinni, une guerre contre l’Irak serait une grave erreur

La rédaction
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Parmi les experts militaires américains expérimentés les plus ouvertement hostiles à la guerre contre l’Irak, on compte le général (cr) Anthony Zinni, ancien chef du Commandement central des Etats-Unis. Il a clairement exprimé son opposition le 11 septembre, dans un discours prononcé à l’état-major du Corps des Marines à Quantico (Virginie), devant des officiers et des cadres de réserve de la Marine.

Selon un des participants, Zinni a d’abord noté qu’il est absurde qu’on ne puisse même pas discuter rationnellement du processus de paix Israël-Palestine - c’est pourtant le sujet primordial pour le Proche-Orient - en raison de la frénésie de guerre autour de l’Irak. A titre d’exemple, il a évoqué le cas d’un général des Marines qui, à l’époque de la guerre du Vietnam, avait été catalogué comme traître pour avoir critiqué la stratégie de guerre. Zinni lui-même a été attaqué et accusé de trahison pour oser remettre en question la logique qui anime la dynamique de guerre contre l’Irak.

Le général Zinni a souligné que, faute d’obtenir la preuve irréfutable que Saddam Hussein est sur le point d’utiliser des armes de destruction de masse et qu’il n’existe aucune autre solution que de recourir à la force, il s’opposera à un conflit militaire. Il a ajouté que si jamais ce conflit devient nécessaire, les Etats-Unis ne pourront pas y aller seuls. Il a également mis en garde contre le danger qu’une telle guerre provoque un choc de civilisations évitable et inutile.

Les Etats-Unis ont, selon lui, perdu de vue la mission qu’ils s’étaient donnée en Afghanistan et la guerre au terrorisme pour se focaliser sur Saddam Hussein, sans d’ailleurs tenir compte des répercussions dans les rues d’Egypte et de Jordanie. En outre, il a soulevé l’aspect économique et financier de la guerre : si les Etats-Unis ont pu réaliser l’opération Tempête du désert, c’est parce que les alliés avaient payé 80 % de la facture, alors que cette fois-ci, l’Amérique devra assumé seule 80 % des coûts, ce qui va bien au delà des capacités de son économie.

Zinni a ensuite polémiqué contre un aspect fondamental des fantasmes des utopistes américains : la prétendue « révolution du militaire » (RAM). Pour lui, elle n’existe pas, la guerre reste la guerre. Il a remarqué que le courant des faucons est dominé par des gens qui n’ont pas connu la guerre du Vietnam et qui n’ont même jamais mis les pieds dans un bureau de recrutement militaire.

Revenant sur le conflit israélo-palestinien, dans lequel les deux parties ont des revendications légitimes, il est convaincu qu’il faudrait une force de paix internationale sur le terrain pour faire avancer le processus. L’ancien chef du Commandement central a conclu en prévenant que nous ne pouvons pas permettre qu’une guerre au Proche-Orient soit déclenchée par un incident du type Golfe du Tonkin, préoccupation exprimée aussi par LaRouche.

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