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Séminaire à Berlin : de « bonnes nouvelles » d’Amérique

La rédaction
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Pour la troisième fois cette année, Lyndon LaRouche a pris la parole lors d’un séminaire organisé par l’EIR les 6 et 7 décembre dans la capitale allemande, sur le thème : « Les options stratégiques dans l’ère post-Cheney : une nouvelle alliance transatlantique dans la tradition de Franklin Delano Roosevelt ». Une soixantaine d’invités venant de toute l’Europe, dont des représentants d’institutions allemandes ainsi que de la communauté diplomatique, ont également pu entendre deux autres Américains : Jeffrey Steinberg, rédacteur de l’EIR, et Cliff Kiracofe, du Virginia Military Institute.

Lors du premier séminaire tenu en janvier dernier, LaRouche avait prévu que le président George W. Bush serait réduit au statut de « canard boiteux » si le Parti démocrate, sous sa propre impulsion, renouait avec le paradigme rooseveltien. En juin, l’économiste américain a pu annoncer aux invités réunis à Berlin les progrès de ce processus, comme en témoignait la défaite infligée par une coalition bipartisane au vice-Président Cheney et à sa tentative de neutraliser le Sénat (l’option dite « nucléaire »). Cependant, faute de mettre en oeuvre une vraie politique industrielle, comme LaRouche le recommandait à l’époque, l’effondrement financier et économique, dont la faillite de General Motors et la crise des hedge funds ne sont qu’un signe avant-coureur, risquerait de faire tomber tout le système.

En ce mois de décembre 2005, LaRouche a pu faire état d’une transformation fondamentale du paysage politique américain, manifestée notamment à travers le processus développé la semaine précédente aux Etats-Unis, qu’il a qualifié d’équivalent américain du « Serment du Jeu de Paume » en France. Il faisait ainsi référence à la réunion des députés du Tiers-état dans la salle du Jeu de Paume, le 20 juin 1789, un mois avant la prise de la Bastille, sous la direction du marquis de Lafayette et de Jean-Sylvain Bailly, au cours de laquelle ils s’engagèrent à ne pas se séparer avant d’avoir établi une Constitution pour la France. En réaction, des agents de l’oligarchie, britannique et autres, se mobilisèrent pour provoquer une confrontation entre le Roi et l’Assemblée constituante, déclenchant ainsi le processus sanglant de la « Révolution » française qui allait mener au rétablissement d’un régime oligarchique.

Quel est donc l’équivalent aujourd’hui du Serment du Jeu de Paume ? La déclaration faite le 2 décembre à l’université de Harvard par la présidente du groupe démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, au nom de tout le groupe, dans laquelle elle présenta l’initiative de la NASA du président John Kennedy comme modèle à suivre pour relancer l’économie américaine. Ce modèle, l’un des plus ambitieux projets scientifico-technologiques de l’histoire moderne, permettrait de déclencher le type de développement économique à long terme plus que jamais nécessaire. Pour mettre en oeuvre une telle politique, dit LaRouche, il faudra mettre en redressement judiciaire le système financier dominé par une oligarchie qui s’y oppose, et « imposer un système de type Bretton Woods », qui puisse générer le crédit nécessaire à des projets scientifico-technologiques à grande échelle.

En 1789, fit remarquer LaRouche, les banquiers, notamment britanniques, réussirent à écraser l’impulsion républicaine, mais aujourd’hui, nous avons la possibilité de réussir le changement, vu la gravité de la crise.

Pour les Européens, il est important de comprendre que ce changement doit venir d’Amérique, car « si les Etats-Unis n’accomplissent pas la mission implicitement définie dans les accords conclus et rendus publics la semaine dernière, j’ai bien peur que le monde n’ait plus aucune chance. Car aucune autre partie du monde n’a les moyens de traiter le problème spécifique (...) consistant à faire face à la crise mondiale actuelle. (...) C’est aux Etats-Unis que nous devons nous lever pour que les autres nations puissent se regrouper et lancer un effort conjoint pour aboutir. Nous comptons en particulier sur les forces en Europe qui ont une certaine compréhension, certes limitée, de ce que sont les Etats-Unis, qui comprennent ce que nous sommes réellement : les Etats-Unis, ce n’est pas George W. Bush, ni Dick Cheney. Ce n’est pas Wall Street. Nous incarnons une longue tradition remontant jusqu’à Solon d’Athènes. Cette tradition s’est exprimée aux Etats-Unis, et l’Europe aussi s’est battue pour elle, donnant le meilleur d’elle-même. Voici donc le défi : c’est une situation analogue au Serment du Jeu de Paume. (...) Est-ce que nous réussirons ? Je ne sais pas. Mais c’est la seule chose qui en vaille la peine. »

Tout au long de son discours, LaRouche a retracé l’histoire de la civilisation européenne en tant que lutte entre la tradition platonicienne et la perversion incarnée par Aristote et Rome, perpétuée plus récemment encore dans le conflit opposant les Etats-Unis, créés par les républicains européens, et l’oligarchie fasciste-synarchiste. Revenant à la situation actuelle, il a montré comment sa propre intervention, et celle du Mouvement des jeunes larouchistes, au sein du Parti démocrate, avaient posé les bases de l’opportunité présente. Dans ce cadre, la direction du Parti démocrate commence à adopter une politique similaire à l’approche proposée par LaRouche lui-même pour relancer l’économie, notamment en sauvant les capacités en machines-outils de l’industrie automobile. Le discours prononcé par Mme Pelosi est le résultat de délibérations, parmi les dirigeants démocrates au Sénat et à la Chambre, sur la manière de traiter la crise économique.

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