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Sergueï Ivanov : Investissons dans les grands chantiers et l’industrie

La rédaction
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Promu en février au poste de premier vice-Premier ministre, Sergueï Ivanov a précisé, dans une interview au Financial Times du 12 avril, son nouveau domaine de compétence : « le secteur réel de l’économie, moins l’énergie » (mais incluant l’énergie nucléaire).

EIRNS

Promu en février au poste de premier vice-Premier ministre, Sergueï Ivanov a précisé, dans une interview au Financial Times du 12 avril, son nouveau domaine de compétence : « le secteur réel de l’économie, moins l’énergie » (mais incluant l’énergie nucléaire). Les extraits parus dans la version imprimée du quotidien financier de Londres font l’impasse sur certains des plus importants concepts économiques qu’il a mis en avant, que nous citons ici. Il a d’abord présenté la manière dont l’Etat devrait défendre l’intérêt national à l’aide de grands holdings industriels, créés sous sa houlette.

Démentant la ligne selon laquelle la Russie s’accommoderait fort bien des prix élevés du pétrole et du gaz, Ivanov a déclaré qu’ils avaient plutôt eu pour effet de « retarder un pas décisif vers l’innovation et une économie de savoir ». Reprenant un thème souvent évoqué par le président Poutine cette année, il a précisé que sa tâche principale sera de « développer une économie plus diversifiée », à travers l’infrastructure de transport (aérien, maritime, ferroviaire, routier), le nucléaire, l’espace, les télécommunications et la valorisation commerciale de Glonass, le système russe de navigation par satellite. Dans certains secteurs comme le nucléaire et l’espace, la Russie peut être compétitive sur le marché mondial. Dans d’autres, comme l’industrie aérienne, elle se réjouit de ses joint ventures avec Boeing ou la Finmeccanica italienne.

La coopération étrangère fonctionne au mieux avec l’Italie et l’Allemagne, selon le vice-Premier ministre russe, et « partiellement » avec la France, tandis que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne restent plus « fermés ». Pour ce qui est du rôle de l’Etat, il a souligné que si le gouvernement « ne veut pas tout soumettre au contrôle de l’Etat », certains secteurs, comme l’énergie nucléaire, sont inséparables de l’industrie militaire et d’autres, comme le rail ou les chantiers navals, demandent « par définition » une participation de l’Etat à hauteur de 75 %, voire plus.

Certains nous reprochent, dit-il, « de créer d’immenses holdings dans l’aérospatial, la construction de navires, le nucléaire, l’espace - des super-monstres ou monopoles qui vont supprimer le marché. Or le secteur privé n’entre pas dans ces domaines. (...) Le secteur privé se lance dans le téléphone mobile. Mais là où on a besoin de ressources énormes et de crédits à long terme à des taux d’intérêt subventionnés, parce qu’il faut cinq à sept ans pour construire un navire moderne, tandis que l’investissement ne rapportera que dans... eh bien, vous comprenez... L’entreprise privée n’investit pas dans cela, donc nous devons créer des holdings. »

C’est aussi pour développer les régions sous-peuplées de Russie que l’Etat va investir dans les transports, a précisé Sergueï Ivanov. Les deux tiers du territoire russe ne comptent que 20 millions d’habitants (sur 142 millions au total), il faut inciter des immigrés à s’y installer et pas seulement à Moscou.

Par ailleurs, un responsable du ministère russe de l’Economie a annoncé le 18 avril un projet de construction d’une liaison sous-marine entre la Russie et l’Alaska sous le détroit de Bering, dans la perspective d’approvisionner les Etats-Unis en pétrole, gaz naturel et électricité en provenance de Sibérie. Ce projet doit être présenté cette semaine aux gouvernements américain et canadien.

Le tunnel prévu sous le détroit devrait être doté d’une ligne ferroviaire à grande vitesse, d’une autoroute, d’un oléoduc et d’un gazoduc, ainsi que de lignes électriques et de transmission par fibres optiques. C’est ce qu’a annoncé TKM-World Link, nom donné à cette route de 6000 kilomètres qu’on pourrait achever d’ici 10 à 15 ans. La construction et la gestion devraient en être assurées conjointement par des organismes d’Etat et des entreprises privées.

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