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Sharon a-t-il le feu vert pour frapper l’Iran ?

La rédaction
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On redoute de plus en plus qu’Ariel Sharon ne devienne le « Docteur Folamour » du Proche-Orient et lance une attaque préemptive - peut-être même nucléaire - contre l’Iran, sous prétexte d’empêcher ce pays de se doter d’armes nucléaires.

Citant des sources du renseignement, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel rapporte que le Mossad israélien avait demandé, il y a deux mois, à des équipes d’experts d’élaborer des plans d’attaque pour frapper « une dizaine de cibles » en Iran, ce qui était décrit comme une « opération risquée » pour l’aviation israélienne. Le Mossad dit connaître plusieurs sites secrets en Iran qui, selon Israël, seraient impliqués dans d’importants travaux militaires.

Prenant la parole à Londres le 9 octobre, le sous-secrétaire d’Etat John Bolton, néo-conservateur de premier plan dans l’administration Bush, a attaqué l’Iran, prétendant que ce pays trompait l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) qui enquête actuellement sur le programme nucléaire iranien. Les Iraniens « nous jettent de la poudre aux yeux et coopèrent un peu [avec l’AIEA] pour dissimuler tout ce qu’ils peuvent, gagner du temps et éviter que le problème soit présenté au Conseil de sécurité ». A la question de savoir pourquoi Washington ne dit pas un mot sur les capacités nucléaires israéliennes, Bolton répond : « La question pour les Etats-Unis est ce qui pose une menace pour nous et nos alliés. Nous ne sommes pas des gardiens platoniques, nous représentons les intérêts américains . »

La déclaration de Bolton a été endossée par deux « hauts responsables de l’administration Bush », s’adressant au Los Angeles Times. Dans un article du 12 octobre, le journal rapporte qu’Israël possède trois sous-marins de classe Dolphin, capables de tirer des missiles de croisière à ogives nucléaires. Le journal commente que ces deux responsables « révélaient l’information pour mettre en garde les ennemis d’Israël à un moment de tensions accrues dans la région et d’inquiétudes au sujet des ambitions présumées de l’Iran. (...) Nous tolérons les armes nucléaires en Israël pour la même raison que nous les tolérons en Grande-Bretagne et en France. Nous ne considérons pas Israël comme une menace . »

L’attaque aérienne israélienne contre la Syrie a été lancée la veille du 30ème anniversaire de la guerre du Yom Kippour. Plusieurs commentateurs ont noté que la date de l’attaque, à la veille de Yom Kippour, ne pouvait que rappeler la guerre de 1973, au cours de laquelle le ministre de la Défense de l’époque, Moshe Dayan, le protecteur de Sharon, envisageait l’utilisation d’armes nucléaires contre les armées égyptienne et syrienne. On retrouve le même commentaire historique de la part d’Avner Cohen, publié dans le New York Times du 6 octobre. Cohen, auteur du livre « Israël et la bombe », relate que seule l’intervention de plusieurs officiers supérieurs israéliens et du Premier ministre de l’époque, Golda Meir, empêcha Israël de devenir le premier pays à utiliser l’arme nucléaire depuis la Deuxième Guerre mondiale. En 2003, ce n’est plus Golda Meir qui occupe le poste de Premier ministre, mais Sharon. En outre, son ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, est encore plus belliqueux. Dans un commentaire intitulé « Docteur Folamour sur Damas », Gideon Samet, du Ha’aretz, se demande qui arrêtera Sharon. Le bombardement de la Syrie pourrait être le prélude à une guerre nucléaire au Proche-Orient, dit-il.

Liant ce raid aux pressions conjointes exercées par les Américains et les Européens sur l’Iran pour l’obliger à interrompre son programme nucléaire, Sharon ne peut que s’en trouver encouragé, estime-t-il. « Contrairement à la querelle qui avait divisé l’Ouest à propos de l’Irak, le consensus euro-américain indique qu’on ne permettra pas que le pire scénario [l’accès de l’Iran aux armes nucléaires] se produise. Sharon nage comme un dauphin dans une mer démontée. Parmi les récits sur la guerre de 1973 parus dans les journaux du week-end, l’un d’entre eux parle des officiers mettant en garde contre une frappe militaire israélienne, face à un ministre de la Défense complètement obsédé par la "destruction du troisième temple". "Arrêtez ce fou" dirent-ils à leurs camarades et à Golda Meir. (...) Cette peur d’une menace nucléaire monstrueuse a ressurgi. Mais comme ce fut le cas au cours des deux guerres du Golfe, Israël ne bougerait pas si l’Ouest décidait de faire payer l’Iran et des Etats semblables. Sharon, chevalier de la guerre en solo, pourrait, dans les circonstances actuelles, semer la graine de l’Apocalypse. Son action en Syrie pourrait faire partie de la stratégie régionale d’un dirigeant dont le potentiel dangereux s’est concrétisé plus d’une fois. Il pourrait, sous nos yeux fatigués, se transformer en un Docteur Folamour s’élançant vers l’horizon à cheval sur une bombe à retardement géante . »

Dans un autre commentaire de Ha’aretz, Amir Oren avertit que l’attaque de Sharon contre la Syrie est destinée à provoquer des contre-attaques de la part de la Syrie ou du Hezbollah, basé au Liban sud. « On se souviendra du 5 octobre comme étant le début d’un conflit plus large, un conflit qui ne résoudra pas les maux d’Israël. Les batailles aériennes majeures du 7 avril 1967 et du 13 septembre 1973 furent les préludes des Guerres des Six jours et du Yom Kippour . »

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