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Sharon déchire la feuille de route

La rédaction
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Le 2 septembre, le président palestinien Yasser Arafat a déclaré à CNN que « la feuille de route n’existe plus » à cause de l’« agression militaire israélienne de ces dernières semaines » et du manque de pressions américaines sur le Premier ministre israélien Ariel Sharon. Depuis l’attentat suicide palestinien à Jérusalem le 19 août, Israël a mené sept attaques de missiles héliportés contre des militants palestiniens. Le 6 septembre, les Israéliens ont tenté de « liquider » le chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassin, le blessant ainsi que d’autres dirigeants du Hamas. Le même jour, le Premier ministre palestinien donnait sa démission.

La passivité de Washington a conduit à une situation extrêmement dangereuse dans laquelle Sharon pourra poursuivre ses plans de guerre régionale. Le 4 septembre, le quotidien israélien Ha’aretz écrivait que le chef de cabinet de Sharon, Dov Weisglass, s’était rendu secrètement à Washington la semaine précédente, où il aurait rencontré non seulement Condoleezza Rice et Colin Powell, mais aussi le vice-président Dick Cheney, le chef du parti de la guerre à Washington.

Le 2 septembre, le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, déclarait : « Nous avons fait une erreur historique en n’expulsant pas Arafat il y a deux ans, mais nous allons nous en occuper à court terme, sans doute avant la fin de l’année. » L’« expulsion » d’Arafat, ou sa liquidation au cours de son expulsion, créerait sûrement les conditions d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

En effet, toujours selon le Ha’aretz du 4 septembre, Sharon compte nommer l’actuel dirigeant du Mossad, Meir Dagan, à la tête d’un groupe de travail interagences chargé d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Dagan est un ancien officier promu par Sharon, qui lui ressemble beaucoup. Dans les années 70, il avait dirigé des escadrons de la mort dans la Bande de Gaza et dans les années 80, il avait organisé des attentats à la voiture piégée au Liban contre des dirigeants palestiniens et du Hezbollah. Sa nomination signifie que des « mesures actives » contre l’Iran vont être prises, et ont sans doute déjà commencé avec l’assassinat de l’agent du Hezbollah, Ali Hussein Salah, au Liban le 2 août. Cet assassinat avait suscité « une intense opposition au sein même du gouvernement. Les opposants estiment qu’il s’agit [en Iran] d’une mission diplomatique sensible que le Mossad, en tant que service de renseignement et de sécurité, n’est pas habilité à traiter . »

Entre-temps, l’aviation israélienne continue ses survols quotidiens du territoire libanais pour provoquer le Hezbollah au sud du pays, lequel a riposté à l’aide de la DCA. Le 3 septembre, des chasseurs israéliens ont détruit une batterie de DCA du Hezbollah. On a appris aussi que des avions de combat israéliens ont survolé le palais présidentiel syrien, situé dans la ville côtière de Latakia en Syrie. Il semble que le président syrien Bashar Assad s’y trouvait à ce moment-là.

Par ailleurs, Sharon a signalé qu’il était prêt à lancer des opérations militaires contre l’Arabie saoudite. Selon le Jerusalem Post du 4 septembre, le gouvernement israélien a demandé à Washington de faire pression sur Riad pour qu’il retire une escadrille de chasseurs F-15 stationnés sur la base de Tabuk, à 150 km d’Israël.

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