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Sharon défie Bush

La rédaction
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Politiquement parlant, les missiles israéliens visant Abdel Aziz Rantisi et d’autres dirigeants du Hamas étaient davantage destinés au président Bush qui, à peine une semaine auparavant, avait engagé sa crédibilité personnelle dans la « feuille de route ». En effet, d’après certaines sources dans la communauté de renseignement israélienne et américaine, Sharon, en collusion avec certains éléments du Hamas, entend torpiller le plan de paix approuvé par Bush en relançant un cycle de « provocation-répression » auquel nous avons à nouveau assisté ces derniers jours.

L’attaque israélienne contre Rantisi, sans provocation palestinienne, a provoqué la fureur du Président américain car elle a eu lieu au moment même où le Premier ministre palestinien Abou Mazen négociait une trêve avec le Hamas. « Je suis troublé, a déclaré Bush, par les récentes attaques israéliennes par hélicoptère. Je crains que ces attaques ne rendent encore plus difficile pour les dirigeants palestiniens d’empêcher les attentats terroristes. » Plus tard, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a fait clairement comprendre que les remarques de Bush étaient destinées à Israël : « Les deux parties ont déclaré qu’elles suivraient la feuille de route. Et le Président veut rappeler leurs responsabilités à toutes les parties. Aujourd’hui, il le fait à l’égard d’Israël. »

Avant l’attaque contre Rantisi, Akiva Eldar, correspondant politique du Ha’aretz, avait révélé certains détails sur le sommet du 4 juin à Akaba (Jordanie), entre Bush, Sharon, Abou Mazen et le roi Abdallah de Jordanie. Selon une source d’Eldar, présente au sommet, on a discuté en premier lieu des questions de sécurité. Le ministre palestinien de la Sécurité, Mohamed Dahlan, devait donner un compte rendu de la situation côté palestinien, à l’issue duquel il a déclaré à Bush : « Il y a certaines choses que nous pouvons faire et d’autres que nous ne pouvons pas. Nous ferons de notre mieux, mais nous aurons besoin d’aide. » A ce moment-là, le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, est intervenu : « Ils n’auront aucune aide de notre part ; ils ont leurs propres services de sécurité. » Bush était visiblement irrité et, se tournant vers Mofaz, lui a dit, excédé : « Leurs propres services de sécurité ? Mais vous les avez détruits. » Mofaz répéta : « Je ne pense pas que nous puissions les aider, Monsieur le Président. » Ce à quoi Bush rétorqua : « Mais moi je pense que vous le pouvez. Et je pense que vous le ferez. »

Toujours selon Ha’aretz, Bush a demandé à Abou Mazen de lui décrire la situation dans les territoires. Après avoir brossé un tableau assez dramatique, Mazen conclut qu’il fallait de nouveaux moyens. Sharon interrompit alors Mazen : « L’octroi de nouveaux financements doit être conditionné par votre bon comportement. » « Visiblement irrité », Bush se tourna vers Sharon et dit : « Vous devriez remettre cet argent le plus vite possible. Cela pourrait aider. » L’argent en question, ce sont les droits de douane qu’Israël a collectés sur les importations destinées aux Palestiniens et qui se montent à près de 1 milliard de dollars. Lorsque Sharon protesta que la sécurité devait d’abord être assurée, Bush « regarda Sharon droit dans les yeux » et lui dit : « Mais c’est leur argent (...), rendez-le. »

Après la réunion, s’entretenant avec sa conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, Bush a reconnu : « Je constate que nous avons un problème avec Sharon, mais j’aime ce jeune [Dahlan] et je pense que leur Premier ministre est incapable de mentir. J’espère que nous réussirons. Nous pouvons travailler avec eux. »

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