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Sharon piégé
dans ses mensonges

La rédaction
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Trois officiers du renseignement israélien à la retraite ont récemment démonté les mensonges utilisés par le gouvernement d’Ariel Sharon pour diaboliser le président palestinien Yasser Arafat. Connus en Israël comme le konseptzia (concept), ces mensonges ont servi de justification idéologique à la politique brutale vis-à-vis des Palestiniens.

Dans le journal Ha’aretz du 8 juin, le général Amos MALKA (cr) déclare que, lorsqu’il était chef du renseignement militaire israélien, de 1998 à 2001, le konseptzia avait été fabriqué par des officiers de haut rang et adopté par le gouvernement. Il se base sur les fausses affirmations suivantes :

  • Arafat et l’Autorité nationale palestinienne ne reconnaissent pas le droit à l’existence d’Israël ;
  • Arafat ne renoncera jamais au droit des réfugiés palestiniens à regagner leurs anciens foyers à l’intérieur d’Israël et ce, afin de détruire Israël au moyen de l’« arme démographique » (le fort taux de naissances) ;
  • Arafat est responsable de l’échec des négociations de Camp David avec l’ancien Premier ministre Ehoud Barak ;
  • Arafat a lancé la deuxième Intifada Al Aqsa afin d’atteindre son objectif ultime : la destruction d’Israël.

Selon le général Malka, cette ligne était particulièrement poussée par le général Amos Gilad, actuellement chef du bureau de la sécurité diplomatique du ministère de la Défense, un bureau créé par Sharon et par le ministre de la Défense Shaul Mofaz pour assurer, entre autres, les liaisons avec la junte néo-conservatrice de Dick Cheney à Washington.

Les propos de Malka ont été corroborés, au cours d’autres interviews avec le journal Ha’aretz, par le colonel Ephraim Lavie (cr), l’ancien chef du bureau palestinien de la division de recherches du renseignement militaire (1998-2002) et par Mati Steinberg, conseiller des affaires palestiniennes du Shin Bet jusqu’en 2002.

Malka a précisé que, selon sa propre évaluation professionnelle en tant que chef du renseignement militaire, « il aurait été possible d’arriver à un accord avec Arafat sous réserve des conditions suivantes : [accorder] un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem et la souveraineté sur le Mont du Temple [mosquée Al Haram Al-Sharif] ; 97% de la Cisjordanie en plus de l’échange de certains territoires dans le ratio de un pour un ; une formule reconnaissant la responsabilité d’Israël dans le problème des réfugiés et acceptant le retour de 20 à 30 000 réfugiés... »

Le renseignement militaire était d’avis, selon Malka, qu’Arafat « devait obtenir d’Israël une déclaration qui ne le présenterait pas comme ayant abandonné ce [droit au retour], mais accepterait une mise en œuvre très limitée ». Steinberg confirma cette déclaration, précisant que la ligne selon laquelle Arafat voulait détruire Israël était sans fondement. « Dans les faits, rien ne soutient cette affirmation . »

Lavie rapporte au journal : « Je peux déclarer sans équivoque que, dans les évaluations officielles écrites par la division de recherches, telles qu’elles étaient formulées pendant mon service de l’été 1998 à février 2002, il n’y avait aucun fondement dans le renseignement venant étayer le concept qui prévaut aujourd’hui ».

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