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Sharon prépare une frappe contre l’Iran

La rédaction
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Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et ses généraux ont parachevé leurs plans pour une frappe éventuelle contre les installations nucléaires iraniennes et différents événements récents tendent à indiquer qu’elle pourrait avoir lieu prochainement. Le grand point d’interrogation reste la date : avant ou après les élections américaines de novembre ?

Un article du Sunday Times du 18 juillet cite « des sources israéliennes » selon lesquelles Israël a « achevé ses répétitions pour une frappe contre l’Iran » et « ne permettra en aucun cas que des réacteurs iraniens - notamment celui de Bushehr, en construction avec l’aide des Russes - atteignent le niveau critique. (...) Dans le pire des cas, si les efforts internationaux échouent, nous sommes tout à fait confiants que nous pourrons démolir d’un coup les aspirations nucléaires des ayatollahs. »

Cet article fait aussi mention du Projet Daniel : l’avenir stratégique d’Israël. Ce rapport appelle l’Etat hébreu à adopter une politique de frappe préemptive contre tous les pays, et particulièrement l’Iran, avant qu’ils ne se dotent d’armes nucléaires, et à se munir d’une capacité de deuxième frappe permettant de détruire entre « dix et vingt » grandes villes arabes et iraniennes.

La veille, ce même journal avait publié un article mentionnant que des « faucons » de l’administration Bush auraient laissé entendre qu’ une frappe militaire contre les installations nucléaires iraniennes était possible.

Par ailleurs, le 21 juillet, le service du renseignement militaire israélien a présenté au cabinet de Sécurité dirigé par Sharon son Estimation nationale de la situation. Selon le quotidien Ma’ariv, ce rapport affirme que « le développement d’armes non conventionnelles au Moyen-Orient constitue la plus importante menace pour l’existence d’Israël ». Il avertit que l’Iran pourrait produire des armes nucléaires dès 2007.

Le même jour, le directeur du Shin Bet, Avi Dichter, a affirmé devant la Knesset que « les Iraniens comptent sans aucun doute utiliser les Arabes israéliens comme cheval de Troie », prétendant que le Hamas est « une organisation-écran pour l’Iran » et le Djihad islamique, une « organisation entièrement iranienne ».

Par ailleurs, un important membre du Hezbollah, Ghaleb Awali, a été tué le 19 juillet au Liban dans l’explosion de sa voiture. D’après le quotidien israélien Ha’aretz, cet assassinat ainsi que celui, en représailles, de deux soldats israéliens font partie d’une « guerre de renseignement » entre Israël et le Hezbollah. L’objectif des Israéliens serait d’éliminer le dirigeant Hassan Nasrallah. Or, son assassinat ferait exploser justement la région d’où le Hezbollah pourrait lancer des attaques contre Israël, lui fournissant ainsi le prétexte pour riposter contre la Syrie et l’Iran.

Les nouveaux F-151 dont dispose Israël - l’un des chasseurs-bombardiers les plus puissants au monde - sont capables, avec leur portée de 4500 kilomètres, d’atteindre toutes les cibles nucléaires en Iran. Outre le réacteur de Bushehr, sur la côte du golfe Persique, il existe une installation à Natanz où, dit-on, l’uranium serait enrichi, et une autre à Arak, accusée de produire de l’eau lourde. Ces dernières sont encore plus accessibles pour Israël que Bushehr. Une source militaire israélienne nous a confié que l’Aviation israélienne, « comme toutes les autres armées de l’Air », a des plans d’attaque éventuelle, y compris en direction de l’Iran, mais qu’aucune décision de frapper n’a été prise.

L’ONU et l’UE condamnent le mur de Sharon

Le 21 juillet, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à cent cinquante voix contre six, une résolution appelant Israël à démanteler les parties du « mur de Berlin » de Sharon bâties en territoire palestinien, que la Cour internationale de Justice a déclarées en violation du droit international. Les seuls opposants à cette résolution étaient Israël, les Etats-Unis, la Micronésie, les îles Marshall, Palau et l’Australie. Se sont abstenus : le Canada, l’Uruguay, le Cameroun, les îles Tonga, Vanuatu, le Salvador, l’Ouganda, la Papouasie-Nouvelle Guinée, Nauru et les îles Salomon. Tous les pays de l’Union européenne ont voté pour.

L’observateur palestinien auprès de l’ONU, Nasser Al Kidwa, a déclaré que cette résolution « était peut-être la plus importante adoptée par l’Assemblée générale depuis la résolution 181 de 1947 », (référence à la partition du mandat palestinien entre Israël et Palestine).

La position de l’UE a particulièrement attiré les foudres du gouvernement israélien, Sharon l’accusant de « soutenir le terrorisme palestinien ». Durant la visite de Javier Solana en Israël, Sharon a déclaré que l’UE serait exclue du processus de paix « à moins de changer radicalement de position, notamment par rapport à la sécurité d’Israël », et son ministre des Affaires étrangères a eu des propos similaires lors de leur conférence de presse. Mais le chef de la diplomatie européenne a répondu que « nous serons présents, que vous le vouliez ou non. (...) Une majorité de cent cinquante Etats a soutenu la décision de la Cour. Nous savons ce que vous pensez de l’ONU. Mais vous ne pouvez pas nous empêcher de respecter les décisions de la CIJ ou de l’Assemblée générale. (...) Nous vous avons dit dès le départ que nous étions opposés à la construction du mur en territoire palestinien occupé. Je sais que cette clôture a sauvé des vies, mais elle en aurait sauvé autant si elle était construite à l’intérieur [de la ligne d’armistice d’avant 1967]. Il faut rappeler aussi que de nombreux Palestiniens ont perdu la vie . »

Le 16 juillet, Ariel Sharon avait déjà provoqué un incident diplomatique avec la France en appelant les Juifs français à émigrer en Israël, en raison de la propagation incontrôlée de l’antisémitisme en France. Ses commentaires ont été dénoncés non seulement par le Quai d’Orsay mais aussi par des dirigeants de la communauté juive française. Ainsi, pour Theo Klein, du CRIF, Sharon ferait mieux de laisser les Juifs de France s’occuper de leurs problèmes. « Ce n’est pas à lui de décider à notre place ». Par ailleurs, le président Jacques Chirac a fait savoir que Sharon n’était pas « le bienvenu » en France, tant que ses propos n’auront pas été clarifiés.

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