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Sharon s’empare de terres palestiniennes

La rédaction
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Tout en donnant l’impression de vouloir ouvrir des négociations avec Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien a ordonné la confiscation de terres palestiniennes à une échelle sans précédent, en s’appuyant sur une décision secrète prise en juillet 2004. Selon plusieurs sources en Israël, des biens palestiniens se montant à plusieurs centaines de millions de dollars - terrains mais aussi immeubles résidentiels et commerciaux à Jérusalem-Est - ont déjà été confisqués ou sont sur le point de l’être.

Le 21 janvier, Meron Rapoport écrivait dans Ha’aretz que Sharon avait décidé d’appliquer à Jérusalem-Est la « loi sur la propriété d’un absent » de 1950. Il s’agit de la loi statutaire adoptée afin de « légaliser » la saisie sans compensation de tous les biens des Palestiniens ayant fui leur foyer, dans ce qui est devenu entre-temps territoire israélien. Cette loi n’avait été appliquée qu’à l’intérieur des frontières de 1967, lorsque Jérusalem-Est et la Cisjordanie relevaient de l’autorité du Royaume de Jordanie. Dans un éditorial du même jour ("Injustice et stupidité à Jérusalem"), Ha’aretz notait : « Bien que les propriétaires [palestiniens] habitent à proximité de leur propriété confisquée, que leurs noms et adresses soient connus et que personne ne doute de leur titre de propriété », le cabinet de Sharon a « décidé de les traiter comme "absents" pour que l’Etat puisse accaparer leur terre . »

Cette provocation est une autre conséquence du fait que le gouvernement Bush soutient le nouveau « mur de Berlin » que Sharon fait construire en Cisjordanie et qu’il a, dans une lettre datée du 14 avril 2004, reconnu de facto les colonies israéliennes implantées sur ce territoire. Comme Sharon n’a nullement l’intention de négocier avec les Palestiniens, il compte tracer unilatéralement de nouvelles frontières.

La raison pour laquelle cette provocation a lieu maintenant, c’est que le mur qui entoure Jérusalem - y compris la partie orientale où près de 250 000 Palestiniens constituent la vaste majorité des habitants - est presque achevé. Meron Benvenisti, le conseiller en affaires arabes de l’ancien maire de Jérusalem, Teddy Kollek, a déclaré le 20 janvier à Ha’artez : « Elle [la confiscation] pourrait cencerner la moitié des biens de Jérusalem-Est . »

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